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17e et 18e circonscriptions électorales: Dans l’attente des grands rassemblements

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Le candidat Charles Gagnon rencontrant les femmes des marchés Le candidat Charles Gagnon rencontrant les femmes des marchés

Les 17e et 18e circonscriptions électorales à l’instar d’autres du pays retrouvent la ferveur des élections à travers la campagne pour les communales et législatives. Quelque peu morose, plus d’une semaine après son lancement, la campagne électorale attend de connaitre son rythme de croisière sous l’impulsion des acteurs politiques. 

Par   Kokouvi EKLOU, le 06 janv. 2026 à 08h34 Durée 2 min.
#Elections communales et législatives de 2026

Sièges de partis politiques déserts, laissés parfois aux mains de jeunes ayant pour rôle de renseigner les visiteurs ou d’entretenir l’animation des lieux. Portés vers les villages et hameaux des communes, nombre d’états-majors de formations politiques se donnent pour tâche d’aller à la rencontre des populations sans tambour ni trompette afin de recueillir leur adhésion aux idéaux des partis. Leur absence aux sièges semble ainsi justifiée. De retour de quelques villages de la commune de Comé, Assion Justin Akuété, vice-président du Mouvement des Elites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) en charge de la coordination du département du Mono (17e et 18e circonscriptions électorales), confirme l’activisme de son parti en dehors des centres urbains. L’option des rencontres de proximité constitue le fondement de la stratégie du parti. Sur le terrain, coordonnateurs d’arrondissements et de villages de cette formation politique donnent corps à cette stratégie en mobilisant les potentiels électeurs pour des échanges nourris sur le rôle du député ainsi que les limites de son action. Pour le coordonnateur desdites circonscriptions, pas question de faire des amalgames en ce qui concerne la mission d’un élu du peuple. Des éclaircissements s’imposent donc. D’où l’intérêt de ces rencontres qu’il trouve plus efficaces que les meetings fréquemment organisés. C’est aussi le cas de Force Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dont le siège est tenu par quelques jeunes au moment où certains sont à l’intérieur des communes pour des rencontres de proximité.

Non loin de l’entrée de la ville, la résidence de la tête de liste de l’Union progressiste le Renouveau (Up-R) dans la 17e circonscription électorale est prise d’assaut par des groupes de personnes pour des exercices du genre. La stratégie est la même qu’au niveau du Bloc Républicain et du Mouvement des Elites engagées pour l’émancipation du Bénin. Charles Gagnon, candidat, entend rallier à sa cause tous les indécis outre ceux qui lui sont traditionnellement acquis. Déjà élu député mais ayant désisté en faveur de son suppléant, il devra répondre à certaines préoccupations de l’heure notamment sa réelle volonté de siéger au parlement. Face aux femmes des marchés puis aux enseignants, il appelle à l’union sacrée pour une victoire du parti dans la 17e circonscription, convaincu que sous la bannière de l’Up-R, des changements pourraient intervenir dans l’action sociale pour une amélioration de la qualité de vie des populations. Présent dans le social, il s’engage aux côtés de ses pairs, s’il est élu, à voter des lois qui contribuent réellement au mieux-être.

Pour les communales, le parti n’entend non plus baisser les bras. Conquérir des mairies et apporter sa pierre au développement de la cité, tel est le vœu des responsables du parti dans la 17e circonscription électorale. Et c’est dans cette optique que Doris Tossou, directrice départementale du Commerce et de l’Industrie, membre dudit parti, a mobilisé les jeunes de la commune de Comé, avec la présence des candidats en lice et de leaders politiques tels que l’ancien député Euric Guidi et Achille Kangni. Il s’est agi de leur faire toucher du doigt les enjeux de ces élections communales et l’intérêt pour eux de voter utile et par surcroit pour les listes Up-R. Les candidats Edgar Tohouegnon, Sabine Attigla et Benoit Adjoulouvi ont saisi cette occasion pour faire part de leur vision et ont souhaité que les populations mettent de côté les petites querelles pour le développement.

Dans les rangs des militants du Bloc républicain, la mobilisation se fait également en toute discrétion, à l’intérieur des résidences. Ce sont les conducteurs de taxi-moto qui expriment leurs doléances et appellent à resserrer les rangs pour maintenir l’hégémonie du parti. A Comé, le Bloc républicain détient douze conseillers sur les 19 qui siègent au Conseil communal. L’offre des candidats en lice tourne autour de la continuité, selon Eustache Hounsoukin, chef d’arrondissement de Comé, tête de liste de la formation politique. Pour la plupart encore candidats, il importe de poursuivre les actions menées au cours de leur mandat en offrant plus d’opportunités aux investisseurs à travers des infrastructures et des domaines viabilisés.