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8e circonscription électorale: Bataille rangée autour des quatre sièges

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Une semaine après le lancement de la campagne électorale, la huitième circonscription vit au rythme des meetings de proximité et des déplacements intensifs des candidats. Quatre sièges sont à pourvoir dans les communes de Pèrèrè, Parakou, Tchaourou et N’Dali, où chaque parti affine sa stratégie de conquête pour maximiser ses chances.

 

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 07 janv. 2026 à 09h25 Durée 3 min.
#8e circonscription électorale

Dans la huitième circonscription électorale, la campagne pour les législatives s’intensifie après une semaine d’activités soutenues. Les partis en lice multiplient les actions de terrain pour convaincre un électorat très sollicité. Entre affiches, porte-à-porte et rencontres nocturnes, la campagne électorale s’est imposée et ancrée dans le quotidien des populations. Quartiers animés, villages sillonnés et réunions improvisées témoignent d’une campagne bien engagée. Une semaine après le lancement officiel de la campagne électorale pour les législatives, la huitième vit au rythme des meetings de proximité, des porte-à-porte et des rencontres ciblées. Composée des communes de Pèrèrè, Parakou, Tchaourou et N’Dali, cette circonscription stratégique met en jeu quatre sièges de députés, attisant une vive concurrence entre les principales formations politiques en lice. La Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’Union progressiste le Renouveau (UP-R), le Bloc républicain (Br), le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) et Les Démocrates occupent le terrain, chacun déployant ses arguments, ses méthodes et ses réseaux pour convaincre un électorat très sollicité.

De Parakou à Pèrèrè, en passant par Tchaourou et N’Dali, la campagne est visible et palpable. Dans les quartiers, les affiches rivalisent de couleurs et de slogans. Mais au-delà de l’occupation de l’espace public, ce sont surtout les déplacements incessants des candidats qui marquent cette première semaine. De jour comme de nuit, équipes de campagne et candidats sillonnent les rues, multiplient les réunions de petits groupes, rencontrent des leaders communautaires, des jeunes et des femmes. La proximité est devenue le maître-mot, dans une circonscription où le vote reste fortement influencé par le contact direct et la capacité à écouter les préoccupations locales.

A chaque formation politique sa stratégie

La Fcbe privilégie une campagne sobre, axée sur la proximité et la constance sur le terrain, misant sur le porte-à-porte et les échanges directs avec les populations. L’Up-R, forte de son implantation et de son statut de parti au pouvoir, met en avant la continuité de l’action publique, la stabilité et la poursuite des réformes engagées, tout en mobilisant ses structures de base. Son atlter ego, le Bloc républicain ne revendique pas moins le bilan de la même action gouvernementale, mais y combine rencontres communautaires et actions de visibilité, cherchant à consolider son électorat et à convaincre les indécis. De son côté, Moele-Bénin fait le pari d’une campagne de proximité assumée, loin des grands meetings, axée sur la valorisation de l’humain, la jeunesse et le renouvellement de la classe politique. Enfin, Les Démocrates misent sur un discours de rupture, de critique de la gouvernance actuelle et de reconquête de leur base militante. Malgré leurs différences, tous les partis convergent vers un point, celui de la nécessité d’être visibles sur le terrain, dans une circonscription où le vote est sujet à de nombreuses considérations, parfois subtiles.

Des candidats soumis à la pression populaire

Après une semaine de campagne, les populations observent, écoutent et comparent. Dans les quartiers de Parakou comme dans les communes rurales de Pèrèrè, Tchaourou et N’Dali, les attentes restent fortes, notamment en matière d’emploi des jeunes, d’infrastructures, d’accès à l’eau potable et aux services sociaux de base. Certains candidats confessent avoir des difficultés à tenir les traditionnels discours pour haranguer les foules. « Nos populations sont devenues plus éveillées et vous soumettent parfois à des interrogations inattendues», confesse un élu du Br au terme d’une séance de sensibilisation. Pour Issifou Bio, habitant de N’Dali, cette effervescence politique était attendue. « On voit les candidats partout. Ils viennent expliquer leurs projets. Maintenant, c’est à nous de bien écouter avant de choisir», confie-t-il. À Parakou, Aïssatou Abdou note que la campagne est très animée, surtout le soir. «Ce que nous attendons, ce sont des actions concrètes après les élections, pas seulement des promesses », souligne-t-elle. Même son de cloche à Tchaourou chez Souleymane Kora, pour qui le contact direct est déterminant. « Quand un candidat vient te voir chez toi, tu peux lui parler de tes vrais problèmes. C’est mieux que les grands discours », estime-t-il.

Ainsi, la bataille pour les quatre sièges de députés s’annonce serrée, tant la mobilisation est intense et les stratégies diverses. Les prochains jours seront déterminants, à mesure que les partis affineront leurs messages et intensifieront leur présence sur le terrain. Pour sa part, l’électorat observe, compare et attend sans doute le 11 janvier prochain pour livrer son verdict.