La Nation Bénin...
De Dassa-Zoumé à Ouèssè, en passant par Savalou, Bantè, Glazoué et Savè, les partis politiques en lice pour les législatives et communales dans cette zone formant les 9e et 10e circonscriptions électorales, ont abandonné le challenge des meetings, posters et affiches géants au profit des échanges de proximité.
La bataille des meetings, affiches et posters géants n'a pas vraiment eu lieu dans les 9e et 10e circonscriptions électorales. Même si dans certaines localités, des partis politiques ont pu positionner quelques posters géants dénombrables du bout des doigts.
Qu'il s’agisse de l’Union progressiste le Renouveau (Upr), Bloc républicain (Br), Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), Les Démocrates (Ld) ou encore Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), tous les partis politiques préfèrent la stratégie du porte-à-porte.
« Le porte-à-porte nous permet d’aller parler directement aux populations dans leurs maisons… », explique Parfait Affo-Ogoun, candidat Up-R. Ephrem Daavo, candidat du parti Fcbe assure que les posters, meetings, caravanes et autres rassemblements géants sont onéreux pour un parti comme la Fcbe qui bat campagne avec les moyens du bord.
« Nous, nous faisons beaucoup plus dans la campagne de proximité. Nous ne faisons pas dans la propagande. C'est ça qui fait que vous avez l'impression que la Fcbe ne fait pas grand-chose, or nous travaillons, nous faisons un travail de fourmis sur le terrain avec nos ressources limitées », affirme-t-il.
Joint au téléphone, ce jeudi 8 janvier, Parnis Gbaguidi, troisième titulaire sur la liste du parti Br, lance « Je suis très occupé sur le terrain, dans les villages et hameaux ».
Plusieurs facteurs expliquent le choix de cette approche. D’abord, le coût élevé des grands rassemblements et de l’affichage massif qui pèsent lourdement sur les finances des formations politiques, comme l'a expliqué Ephrem Daavo. Ensuite, l’efficacité de ces démonstrations de force est de plus en plus remise en question. Une foule nombreuse ne garantit pas nécessairement un vote favorable, tandis qu’un échange individuel peut créer un lien de confiance durable.
Pour les électeurs rencontrés, la campagne de proximité offre une occasion rare d’interpeller directement les acteurs politiques sur des sujets concrets comme le chômage, le coût de la vie, le défaut d’infrastructures ou d’accès aux services sociaux de base. En gros, cette stratégie est moins couteuse, redonne un certain souffle au débat démocratique en le ramenant au cœur des foyers et permet aux mandants et élus de garder le contact.