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Production animale au Bénin: Un abattoir pour la commercialisation de la viande d'âne à Kandi

Economie
Les officiels visitant les différents compartiments de l’abattoir Les officiels visitant les différents compartiments de l’abattoir

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a procédé, ce jeudi 19 février, à l’inauguration de l’abattoir de Kandi. Située à la ferme Houézrèwouèkè, sur le tronçon Kandi-Sègbana, l’infrastructure fait partie d’un projet qui a pour objectif, la production et la transformation à grande échelle de la viande respectant les normes internationales de qualité et suivant un système de clusters.

 

Par   Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori, le 20 févr. 2026 à 08h44 Durée 3 min.
#Production animale

Installé dans la ferme Houézrèwouèkè à Kandi For Peulh, sur le tronçon Kandi-Sègbana, l’abattoir pour la commercialisation de la viande d’âne au Bénin a été inauguré, ce jeudi 19 février. Au regard de ses différentes commodités, c’est un joyau qui force l’admiration.

Son hall d’abattage est un espace de 1000 m2 où les animaux amenés la veille, s’abreuvent uniquement sans apport d’aliment. L’aire d’abattage est une salle où le contrôle ante mortem des animaux est effectué avant qu’ils ne soient abattus, habillés puis découpés en quartiers et ensuite emballés et étiquetés. A l’entrée de la chambre d’abattage se trouve une salle d’hygiène et de désinfection pour ceux qui entrent et sortent. L’abattoir dispose également de chambres froides dont les cinq petites sont dotées d’un système d’accrochage des quartiers de viandes pour leur conservation. Par la suite, les viandes accrochées sont stockées dans deux grandes chambres froides après leur emballage et étiquetage, avant leur transport au Port de Cotonou pour être exportées.

En effet, la ferme Houézrèwouèkè dont l’abattoir constitue une composante, est une ferme intégrée de production et de commercialisation de viande d’âne. Sa capacité est estimée annuellement à 400 000 têtes. Comme unités majeures, elle dispose d’une zone de production animale pour l’alimentation et le suivi sanitaire des ânes avant l’abattage, d’une zone d’abattage, puis d’une zone de production de biogaz pour la production d’énergie et d’engrais vert sur un espace de 5000 m2. L’énergie est produite à partir des déjections d’âne et des déchets des abats dont notamment le sang et les viscères. Il existe, à cet effet, un système de canalisation qui conduit directement les déchets depuis l’aire d’abattage jusqu’au niveau du bio digesteur.

Appréciant l’importance du centre, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a fait observer qu’il sera un agrégateur dans le département de l’Alibori, à travers l’accompagnement des producteurs et des coopératives dans leurs activités de production animale. Il a ensuite invité les cadres et techniciens agricoles en service dans l’Alibori, ainsi que les autorités locales, à prêter main forte à son promoteur, pour l’atteinte des objectifs poursuivis.

En présence de ses partenaires chinois, le promoteur de la ferme, Narcisse Démagnon, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement béninois. « Comme autre mission, le centre accompagnera les Lycées techniques agricoles, les universités et autres établissements agricoles dans la formation des étudiants dans les technologies de transformation de la viande sans oublier les bouchers locaux », a-t-il également assuré.

Pour le préfet Ahmed Bello Ky-Samah, la construction de cet abattoir dans l’Alibori reconnu pour son dynamisme en matière d’élevage des ruminants, ne saurait être le fait du hasard. A sa suite, le Conseil communal de Kandi a promis d'accompagner le promoteur de la ferme. « Quand l’éleveur ne sait pas où abattre ses animaux dans de bonnes conditions, alors ce n’est pas la peine qu’il les élève », a indiqué à leur suite, le président de l’Association nationale des organisations professionnelles des éleveurs de ruminants du Bénin (Anoper), Aboubacar Alfa Tidjani.