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La Plateforme nationale des acteurs du monde agricole et amis engagés pour Romuald Wadagni a tenu, samedi 24 janvier, sa dixième conférence itinérante dans l’enceinte de l’unité moderne de transformation de mangue de Péporyakou, à Natitingou. A l’occasion de cette rencontre consacrée à la présentation des performances du secteur agricole, la plateforme a appelé le monde paysan à soutenir le duo Wadagni–Talata, dans la perspective d’un secteur agricole encore plus rayonnant.
La conférence itinérante de bilan du Programme d’action du gouvernement (Pag), organisée par les acteurs du secteur agricole de l’Atacora, a connu son épilogue samedi 24 janvier à Péporyakou, dans la commune de Natitingou. Il s’agissait de la dixième étape de cette initiative, menée sur une période de deux mois et trois semaines après son lancement, dans le cadre d’un vaste processus de mobilisation au profit du duo candidat de la mouvance présidentielle.
Cette conférence, à l’allure d’une reddition de comptes, a permis à la Plateforme nationale des acteurs du monde agricole et amis engagés pour Romuald Wadagni de présenter les performances et défis du secteur agricole. Selon Dossa Aguemon, coordonnateur national de la plateforme, les résultats enregistrés constituent une performance remarquable, voire inimaginable, rendue possible grâce au soutien et à la disponibilité du ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Il a reconnu le mérite des acteurs directs des chaînes de valeur agricoles, dont les encouragements ainsi que les contributions intellectuelles, matérielles et financières ont été déterminants.
Des données agricoles satisfaisantes
Dossa Aguemon rappelle qu’en 2016, la production céréalière s’élevait à 313 313 tonnes, avant d’atteindre 477 836 tonnes en 2023, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 6 %. La production rizicole se distingue particulièrement avec un taux de croissance annuel moyen de 11 % sur la même période.
La production de légumineuses est passée de 57 321 tonnes en 2016 à 234 477 tonnes en 2023, correspondant à un taux d’accroissement annuel moyen de 22 %. Dans ce groupe, le soja et l’arachide constituent les principales spéculations. Entre 2016 et 2023, le soja a enregistré une progression remarquable de 38 %, tandis que l’arachide a connu une croissance plus modérée mais significative de 18 %. Les racines et tubercules, quant à eux, sont passés de 1 012 456 tonnes en 2016 à 853 822 tonnes en 2023, soit un taux d’accroissement annuel moyen négatif de –2%. L’igname et le manioc demeurent les cultures dominantes de ce groupe dans le département. La pomme de terre affiche, pour sa part, un taux d’accroissement annuel moyen de 22 %.
« S’agissant des légumineuses et des cultures maraîchères, ce groupe comprend notamment le gboma, le crincrin, le chou et la laitue. Entre 2016 et 2023, la production légumière dans le département a connu une baisse, passant de 3 300 tonnes à 1 849 tonnes, soit un taux d’accroissement annuel moyen négatif de –8 %. En revanche, la production des cultures maraîchères telles que la tomate, le piment, le gombo et l’oignon est passée de 24 829 tonnes en 2016 à 42 430 tonnes en 2023, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 8 %. Dans ce groupe, le gombo et la tomate représentent les principales cultures. Sur la période 2016-2023, le gombo a enregistré une progression notable de 13% », a précisé Dossa Aguemon.
Sur la période 2016-2023, poursuit-il, les cultures industrielles du département ont affiché une croissance limitée. La production est passée de 108 057 tonnes à 114 476 tonnes, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 1 %. La production cotonnière est restée quasiment stable, tandis que l’anacarde s’est distingué par une progression plus soutenue, avec un taux d’accroissement de 3 %.
« Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils découlent d’une rencontre féconde entre l’ingénierie locale du département de l’Atacora et une politique publique agricole intelligente, fondée sur la réforme de la territorialisation. Un tournant décisif, un véritable changement de paradigme qui, depuis 2017, fait des potentialités locales le principal levier de construction de la politique publique agricole», a-t-il souligné.
Des initiatives agricoles aux retombées bénéfiques
Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture a cité une quarantaine de projets et programmes financés par le budget national, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, touchant aussi bien les filières animales, halieutiques que végétales. Ces initiatives visent la croissance économique et la réduction de la pauvreté.
A travers le Fonds national de développement agricole (Fnda), 1 296 projets ont été financés via les guichets 1 et 3, pour un montant total de 2 776 725 574 francs Cfa dans le département de l’Atacora. Le Conseil agricole est assuré par 31 structures prestataires agréées et actives, avec plus de 188 conseillers agricoles.
Pour soutenir les maillons de la production et de la transformation, de nombreux équipements ont été mis à la disposition des acteurs, notamment 239 tracteurs, 39 motoculteurs, 80 semoirs, 23 batteuses, 85 décortiqueuses, 5 torréfacteurs, 3 moulins, 12 égreneuses, 6 trieuses optiques et 72 aires de séchage, au profit de plusieurs filières, dont le karité. Le département compte également 73 usines et unités de transformation semi-modernes et modernes couvrant les filières riz, manioc, anacarde, soja, mangue, maïs, viande, lait, karité et coton, dont une douzaine d’unités industrielles. Par ailleurs,
3 123 hectares ont été aménagés au profit des filières rizicole, maraîchère et de la pisciculture. Quatre-vingts infrastructures de stockage et de conservation, d’une capacité opérationnelle de 22 919,91 tonnes, ont été réalisées dans l’ensemble des communes du département. A cela s’ajoutent 285 pistes rurales, représentant un linéaire de 12 808 km de pistes agricoles construites ou réhabilitées.
Le directeur de cabinet a également évoqué l’appui à l’installation de 490,88 hectares de parcelles fourragères, l’aménagement de couloirs de passage, la délivrance de 192 attestations de détention coutumière (Adc) et le renforcement de 94 campements pastoraux dans le cadre du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants au Bénin (Proser). Ces réalisations ont contribué à une meilleure organisation des activités agricoles, à la facilitation de la mécanisation, de l’irrigation, de l’accès aux intrants, de la transformation domestique des produits et à la diversification agricole. Dossa Aguemon estime que ces performances traduisent le rôle et les contributions du ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, dont l’engagement en faveur du secteur agricole n’est plus à démontrer. Selon lui, ce dernier a mobilisé d’importantes ressources financières, accordé des dérogations et contribué à la dynamisation des organisations des acteurs des chaînes de valeur agricoles, favorisant ainsi l’apaisement du climat au sein des filières et l’amélioration des services aux producteurs.
Une forte mobilisation autour de Wadagni
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, s’est réjoui de la forte mobilisation des cadres et membres de la plateforme autour du candidat Romuald Wadagni. Il a salué leur engagement à poursuivre la dynamique enclenchée, soulignant que le président Patrice Talon a su former et préparer ses collaborateurs pour la mise en œuvre efficace de sa vision.
Il a notamment mis en avant les qualités de Romuald Wadagni, reconnu pour sa rigueur dans la mobilisation et la gestion des ressources, ainsi que pour sa compréhension des réalités et de la saisonnalité agricoles. « Son savoir-faire nous permet de mobiliser davantage de ressources pour le secteur agricole », a-t-il affirmé, exhortant les acteurs à une mobilisation massive afin d’assurer une victoire éclatante au duo Wadagni–Talata.
Herman Imali Djetta, président de la Chambre nationale d’agriculture, Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, ainsi que plusieurs autres intervenants, ont salué l’engagement du monde agricole et appelé à une mobilisation accrue. La coordination départementale de la plateforme nationale des acteurs du monde agricole a, pour sa part, pris l’engagement d’œuvrer à l’élection du duo dès le premier tour. À cette occasion, un mémorandum a été remis au ministre Gaston Dossouhoui, tandis que les paysans présents ont été envoyés en mission de sensibilisation dans les campagnes et hameaux, en vue d’un succès électoral sans précédent.
La production des cultures maraîchères telles que la tomate, le piment, le gombo et l’oignon est passée de 24 829 tonnes en 2016 à 42 430 tonnes en 2023