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Moussa-Fils Djibril, vainqueur en Classique et en Défi lors des Cns: « Mon regard est désormais tourné vers le sacre continental »

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Après le doublé national, Moussa-Fils Djibril rêve plus grand Après le doublé national, Moussa-Fils Djibril rêve plus grand

Vainqueur en Classique et en Défi, le scrabbleur international béninois Moussa-Fils Djibril a réussi un remarquable doublé à l’issue des 26es Championnats nationaux de scrabble (Cns), disputés du 23 au 26 février dernier à Godomey. Déjà sacré en 2025 à Ouidah, il confirme sa domination sur la scène nationale en Classique. Dans cet entretien, il revient sur ses titres, évoque son parcours et affiche clairement ses ambitions continentales.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 03 mars 2026 à 13h08 Durée 2 min.
#Fédération béninoise de scrabble (Fébesc)

La Nation : Comme à Ouidah en 2025, vous régnez de nouveau sur le Classique et au niveau du Défi. Quelles sont vos impressions ?

Moussa-Fils Djibril : C’est une impression de joie et de fierté. Quand on regarde la densité et la qualité des joueurs qui sont à l’assaut de ces trophées, on ne peut jamais jurer d’avance que l’on va y arriver. Donc, sincèrement, je rends grâce à Dieu pour avoir pu gagner, la deuxième fois consécutive, en Classique.

Etre sacré champion est une chose, conserver son titre en est une autre. Vous y êtes parvenu. Quel a été le secret ?

Je dirais tout simplement que c’est la grâce. La première fois, certains ont pu penser que c’était un hasard, d’autant plus que j’avais en face un adversaire redoutable, Hervé Boni. Cette fois-ci encore, c’est le même adversaire, et j’ai réussi à confirmer. Ce n’est donc plus du hasard. Pour ma part, je mets cela sous le sceau de la grâce divine.

Votre adversaire, Hervé Boni, est une référence du scrabble béninois, un habitué des podiums. Peut-on dire aujourd’hui que vous avez trouvé la clé face à lui ?

Non, ce serait exagéré de le dire. Il faut rappeler qu’au-delà de la frustration qu’il peut ressentir, Hervé Boni doit aussi être fier de me voir champion. Il a été mon maître, celui qui m’a initié au scrabble de haut niveau, celui qui m’a fait entrer dans le monde du scrabble professionnel. Me voir atteindre ce niveau doit, quelque part, être une fierté pour lui. Il m’a d’ailleurs dit, avec humour : « Pourquoi faut-il que ce soit contre moi que tu dresses ton arme pour devenir champion ?» C’est le cours de l’histoire.

Deux titres consécutifs en Classique, c’est déjà écrire une page d’histoire. Pensez-vous désormais à un troisième sacre pour marquer davantage le scrabble national ?

Je crois qu’il faut continuer à travailler pour maintenir le niveau le plus haut possible. Au-delà du sacre national, mon regard est désormais tourné vers le sacre continental, le titre africain. Le niveau y est très relevé, et je suis conscient qu’il me reste encore beaucoup de travail pour aller chercher un trophée continental en scrabble classique.

Quels enseignements tirez-vous personnellement de ces Championnats nationaux ?

Je retiens d’abord que les championnats ont été très bien organisés. Le cadre était agréable et l’ambiance excellente. Sur le plan sportif, je repars avec le titre de champion national en Classique et en Défi, désormais appelé «Grand Prix du Scrabble du Bénin», une épreuve que j’affectionne particulièrement. Je l’avais déjà remportée à trois reprises sous son ancienne appellation, et je viens de la reconquérir pour la quatrième fois. C’est une grande fierté. Dans les épreuves de Blitz et d’Elite, j’ai eu plus de difficultés à accéder au podium. Toutefois, je pense avoir terminé parmi les cinq premiers dans chacune de ces compétitions. Globalement, le bilan est donc très positif sur l’ensemble de ces championnats nationaux.