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Tensions lors de la finale de la Can 2025 : La Caf sanctionne le Sénégal et le Maroc

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CAN 2025 / Finale Sénégal-Maroc : Le jury disciplinaire de la CAF a siégé CAN 2025 / Finale Sénégal-Maroc : Le jury disciplinaire de la CAF a siégé

La Confédération africaine de football (Caf) a choisi la fermeté. Dix jours après la finale électrique de la Can 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc à Rabat, son jury disciplinaire a prononcé des sanctions d’une ampleur rare. Plus qu’une simple décision punitive, ce verdict sonne comme un signal politique et institutionnel fort. La Caf entend désormais protéger l’image de sa compétition phare à tout prix.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 29 janv. 2026 à 09h37 Durée 3 min.
#CAN 2025 / Finale Sénégal-Maroc #Le jury disciplinaire de la CAF a siégé

Sacré sur le terrain lors de la Can Maroc 2025, le Sénégal ressort fragilisé suite aux tensions qui ont émaillé la finale. Ainsi, selon plusieurs sources d’information dont tamamedia et Rfi, la Fédération sénégalaise de football écope d’amendes cumulées atteignant 615 000 dollars, un montant inédit à ce niveau de compétition. Les griefs retenus mêlent comportements inappropriés de supporters, attitudes jugées antisportives de joueurs et membres du staff, ainsi qu’une faute disciplinaire collective liée aux avertissements reçus durant la finale. Au-delà de l’impact financier, ce sont les suspensions individuelles qui pèsent lourd sur l’avenir sportif immédiat des Lions de la Teranga. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw est privé de banc pour cinq matches officiels. Deux cadres de l’effectif, Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, manqueront également des rendez-vous importants. La sanction dépasse la punition ; elle perturbe la continuité sportive d’un champion en pleine dynamique.

Le Maroc sanctionné

 

Pour le pays hôte, la décision a valeur de désaveu institutionnel. La Fédération royale marocaine devra s’acquitter de 415 000 dollars d’amendes, dont une sanction exceptionnelle liée au comportement des ramasseurs de balles, fait rarissime dans l’histoire récente des compétitions africaines. A cela s’ajoutent des reproches portant sur l’intrusion de membres de l’équipe dans la zone Var et l’usage de lasers par des supporters. Les sanctions individuelles confirment la sévérité du jugement. Le capitaine Achraf Hakimi est suspendu pour deux matches dont un avec sursis tandis qu’Ismaël Saibari écope de la peine la plus lourde parmi les joueurs marocains notamment trois matches de suspension pour comportement antisportif. Le rejet de la réclamation déposée par la fédération marocaine scelle définitivement le dossier et valide sans ambiguïté le titre sénégalais.

Une jurisprudence pour le football africain

 

Avec plus d’un million de dollars d’amendes cumulées, cette affaire constitue un précédent majeur. La Caf ne se contente plus de rappeler à l’ordre ; elle construit une jurisprudence dissuasive. Derrière la sanction, se dessine une volonté claire de professionnalisation des comportements autour du jeu. La finale Sénégal–Maroc aurait dû incarner l’excellence du football africain. Elle restera aussi comme le moment où l’instance continentale a décidé de hausser le ton. Pour les sélections, les fédérations et les supporters, le message est clair. La performance sportive ne saurait exonérer la responsabilité disciplinaire. Et à l’heure où le football africain cherche à renforcer sa crédibilité mondiale, la Caf a choisi de rappeler que l’image du jeu vaut autant que le jeu lui-même.