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Cohésion sociale: Des réalisations à fort impact visitées dans la commune de N’dali

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À Pouraparè, dans la commune de N’Dali, des réalisations du Projet de Cohésion sociale des régions Nord du Golfe de Guinée (Coso) améliorent l’accès à l’eau, facilitent l’élevage et contribuent à la cohésion sociale au sein des communautés. Des acquis qu’une délégation de la Banque mondiale est allée toucher du doigt dans le cadre une mission de suivi du Plan d’action de l’allocation pour la prévention et la résilience (PRA) dans le Borgou. 

Par   Christian HOUNONGBE, le 09 mars 2026 à 09h14 Durée 4 min.
#Cohésion sociale

Après près d’une heure de route, ce jeudi 5 mars, sur des pistes rurales rocailleuses, traversant de vastes champs d’anacardiers, de sorgho et de karité, la délégation de la Banque mondiale s’est rendue dans le village de Pouraparè, dans la commune de N’Dali. Accueillis dans une chaleureuse ambiance par des populations sorties nombreuses pour l’occasion, les membres de la délégation conduite par Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division à la Banque mondiale en charge du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Togo et de la Guinée, ont constaté, surplace, un point d’eau multifonctionnel mis en service le 9 décembre 2025. Réalisée pour un coût de 51 390 000 francs Cfa, cette infrastructure comprend un château d’eau, deux abreuvoirs pour les grands ruminants, deux borne-fontaines et une aire de lavage. Elle bénéficie directement à 488 ménages, soit 4 458 habitants, dont 2 219 femmes. Située au carrefour de trois couloirs de passage du bétail, l’ouvrage permet à environ 56 troupeaux de venir s’abreuver chaque jour, contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie des populations et à faciliter l’accès à l’eau pour les animaux. A cette occasion, Daouda Saka Méré, maire de la commune de N’Dali, n’a pas caché sa satisfaction face à cette réalisation du projet Coso. Il se dit fier de constater que les besoins exprimés par les populations aient été pris en compte dans cette localité. « Nous n’avions pas les moyens de réaliser une telle infrastructure au niveau de la mairie mais grâce à l’accompagnement de la Banque mondiale à travers le projet Coso, les difficultés des populations ont été largement atténuées », a-t-il indiqué.

Mesurer l’impact concret du programme

Au nom des populations bénéficiaires, Alice N’tcha, présidente de l’Association de développement villageois de Pouraparè, a également exprimé sa reconnaissance. « Nous souffrions du manque d’eau et nos animaux aussi. Aujourd’hui, grâce à ce projet, nos conditions de vie se sont améliorées », a-t-elle confié après avoir retracé les différentes étapes de la réalisation de cette infrastructure.  Pour Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division à la Banque mondiale en charge du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Togo et de la Guinée, cette visite a permis de mesurer l’impact concret du programme sur les communautés. Elle a notamment salué l’approche participative adoptée dans la mise en œuvre du projet et qui permet aux populations d’identifier elles-mêmes leurs priorités de développement. « C’est un changement de paradigme. Les communautés décident des infrastructures dont elles ont réellement besoin. Nous sommes fiers de cette démarche qui renforce l’appropriation des projets par les populations », a-t-elle indiqué. Elle se dit impressionnée par le fait que tous les acteurs de la communauté soient unanimes sur la pérennisation de l’approche, Développement conduit par les Communautés ( Dcc), qui consiste à impliquer les communautés de base dans l’identification et la mise en œuvre des actions de développement à la base. « Les jalons de la paix et de la cohésion sont posés et je suis satisfaite en quittant ici », a-t-elle conclu. Karine Bachongy, représentante résidente du groupe de la Banque mondiale, a pour sa part insisté sur l’importance de constater les réalisations sur le terrain. « On peut lire les rapports, mais venir sur place permet de voir les résultats concrets et de comprendre l’impact réel sur les communautés », a-t-elle souligné. Elle a également salué l’engagement des populations qui qualifient l’infrastructure de véritable « joyau ». Pour Adamou Mama Sambo, haut-commissaire à la Sédentarisation des éleveurs, ce type d’infrastructure joue également un rôle important dans la prévention des conflits liés à la transhumance. « Tant qu’il y aura de l’eau, les éleveurs resteront sur place. Cela limite les déplacements des troupeaux sur de longues distances et contribue à réduire les tensions entre éleveurs et agriculteurs », a-t-il expliqué. A l’en croire, au-delà de l’accès à l’eau, la réalisation de ce point d’eau multifonctionnel illustre ainsi la dynamique de développement local impulsée par le projet Coso. Une initiative qui participe à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales tout en consolidant les bases de la cohésion sociale et de la paix dans les communautés du nord du Bénin.