La Nation Bénin...
A la suite de sa large victoire aux élections communales de 2026, l’Union Progressiste Le Renouveau (Up-R) a rendu public le dispositif de répartition des postes au sein des exécutifs communaux. Dans une correspondance signée de son secrétaire général, Gérard Gbénonchi, le parti majoritaire précise les règles de désignation des maires, de leurs adjoints, des présidents de commissions et des chefs d’arrondissement, conformément à l’accord de gouvernance conclu avec le Bloc Républicain.
Après sa victoire aux élections communales de 2026, l’Union progressiste Le Renouveau (Up-R) passe à la mise en place d’une organisation interne pour le choix des exécutifs communaux. Dans une correspondance adressée aux membres des bureaux des sections communales du parti, le secrétaire général de l’Up-R, Gérard Gbénonchi, a détaillé le mécanisme de désignation des maires, de leurs adjoints, des présidents des commissions communales ainsi que des chefs d’arrondissement.
Parti majoritaire à l’issue du scrutin, l’Up-R contrôle près de quarante communes sur l’ensemble du territoire national. Fort de cette position dominante au sein des conseils communaux, le parti entend structurer la gouvernance locale conformément aux dispositions issues de l’accord politique conclu avec son allié, le Bloc républicain (Br), en amont des communales de 2026.
Selon les précisions contenues dans la note circulaire, dans toute commune où l’Up-R est majoritaire, le parti désignera le Maire, le Premier Adjoint au Maire ainsi que le Troisième adjoint au maire, lorsque ce poste existe. Il reviendra également à l’Union progressiste Le Renouveau de désigner trois présidents de commissions communales sur les quatre prévues par la loi.
Le Bloc Républicain, formation politique minoritaire au sein des conseils communaux concernés, bénéficiera quant à lui du poste de Deuxième adjoint au maire ainsi que de la présidence d’une commission communale. Cette répartition, selon les responsables de l’Up-R, vise à garantir une gouvernance concertée tout en respectant le poids politique de chaque formation au sein des conseils.
Au niveau des arrondissements, le mécanisme est également clairement défini. Le Chef d’arrondissement (Ca) sera proposé par le parti majoritaire dans l’arrondissement concerné. Ce principe permet, selon l’Up-R, d’assurer une meilleure cohérence entre la majorité politique locale et la conduite de l’action administrative à l’échelle de base.
Toutefois, des ajustements restent possibles puisque par convention spéciale et expresse, les deux partis peuvent convenir de dispositions dérogatoires dans certaines communes spécifiques, indique la correspondance signée par le secrétaire général. Cette clause ouvre la voie à des arrangements particuliers, notamment dans des communes à configuration politique sensible ou nécessitant des compromis spécifiques.
Pour la direction de l’Union progressiste Le Renouveau, ce mode de désignation n’est pas le fruit d’une décision unilatérale. Il découle de l’accord de gouvernance signé entre l’Up-R et le Bloc Républicain avant les élections communales de 2026. Cet accord visait à clarifier à l’avance les règles de partage des responsabilités locales afin d’éviter les tensions post-électorales et de favoriser une gouvernance stable au niveau communal.
En dévoilant ce mécanisme en amont de l’installation officielle des conseils communaux, l’Up-R entend donner des orientations claires à ses structures de base et prévenir toute interprétation divergente dans les communes. Pour le parti dirigé par le professeur Joseph Djogbénou, l’enjeu est désormais de traduire la victoire électorale en une gouvernance locale efficace, inclusive et orientée vers le développement des territoires.
Joseph Djogbénou