La Nation Bénin...
Les résultats définitifs des élections communales du 11 janvier 2026 confirment une recomposition politique au niveau local. A l’issue de la proclamation officielle par la Commission électorale nationale autonome (Cena), deux formations se partagent le pouvoir communal: l’Union progressiste le Renouveau (Up-R) et le Bloc républicain (Br).
Une fois encore, la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n’a pas franchi le seuil requis de 10 % des suffrages exprimés au plan national, condition indispensable pour prétendre à la répartition des sièges. Cette contre-performance prolonge une série d’échecs électoraux pour le parti, déjà absent des répartitions des sièges pour les élections législatives. Sur l’ensemble du territoire national, l’UpR et le Br ont raflé la totalité des sièges à pourvoir dans les conseils communaux. Cette domination traduit une implantation territoriale solide et une capacité de mobilisation constante, tant en milieu urbain que rural. Les deux formations confirment ainsi leur statut de piliers du paysage politique béninois. Malgré une présence constante en termes de participation aux scrutins et une tentative de reconquête électorale, le parti Fcbe n’a pas su convaincre suffisamment d’électeurs pour franchir le seuil légal. Cette situation met en lumière les contraintes du cadre électoral actuel, mais aussi les difficultés structurelles rencontrées par certaines formations pour se repositionner.
Pour l’UpR et le Br, ces résultats renforcent leur responsabilité dans la gestion des communes. Détenant l’ensemble des sièges, les deux partis sont désormais pleinement comptables des politiques locales qui seront mises en œuvre. L’enjeu est de taille : traduire cette domination électorale en résultats concrets pour les populations, dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales. La Cena, pour sa part, a rappelé que les résultats proclamés sont définitifs, sous réserve des recours prévus par la loi devant les juridictions compétentes. Elle a appelé l’ensemble des acteurs politiques à respecter le verdict des urnes et à œuvrer dans un esprit républicain pour le développement local. Ces élections communales confirment la bipolarisation du champ politique autour de l’Up-R et du Br, au détriment des formations qui peinent à atteindre les seuils requis. Une réalité qui façonne durablement la gouvernance locale et pose la question du pluralisme politique à l’échelle communale.