Un moment d’intenses prières à Dieu pour le repos des âmes des soldats, policiers et rangers tombés sur le champ de bataille. Au camp militaire Kaba du sixième Bataillon interarmes de Natitingou, chrétiens catholiques, musulmans et adeptes des religions endogènes ont prié pour le repos des âmes de ces vaillants soldats tués dans les attaques terroristes contre le territoire.
Les imams centraux de Natitingou et de Djougou, l’évêque du diocèse de Natitingou, le régent de la cour royale Dassakaté et les adeptes des religions traditionnelles ont présidé cette prière. Tour à tour, chaque confession religieuse a imploré Dieu pour le repos des âmes des soldats morts pour la patrie. Monseigneur Antoine Sabi Bio, évêque du diocèse de Natitingou, a, au nom des confessions religieuses, adressé un message patriotique pour remonter le moral de la troupe.
Selon lui, la célébration eucharistique ne peut pas se détacher de l’hymne national. « L’hymne national nous dit tout. Le courage, le courage et toujours le courage pour aujourd’hui et pour demain. J’entends dire que les soldats ont perdu la vie. Un soldat qui meurt, ce n’est pas une vie perdue, mais c’est une vie gagnée. Vos vies ne seront jamais perdues, c’est pourquoi, nous avons célébré l’Eucharistie pour vous encourager. Nous accompagnons l’armée et l’exécutif dans nos prières. Nous n’avons rien à vous donner, mais nos prières vont chaque jour vers Dieu notre Père », a insisté monseigneur
Antoine Sabi Bio.
Alain Fortunet Nouatin, ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, a salué la bravoure des soldats et les a encouragés dans leur mission républicaine de protection du territoire. Il en a profité pour leur renouveler le soutien du gouvernement dans ces moments douloureux. Selon lui, les forces de défense et de sécurité se dressent comme un rempart pour préserver l’intégrité du territoire au prix de leurs vies. Il a espoir que le Bénin va gagner cette lutte, car sa cause est juste. Il demande aux populations d’être des acteurs actifs de la lutte contre le terrorisme, entendu que c’est une lutte collective. « Nous devons aider les forces de défense et de sécurité en leur fournissant le renseignement. Ne nous rendons pas complices consciemment ou inconsciemment par nos actes ou par la recherche du gain facile », lance-t-il en appelant à prier tous les jours pour accompagner les militaires au front■