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Cultures vivrières: Des spéculations stratégiques au cour de la sécurité alimentaire

Economie
Le secteur agricole contribue à hauteur de 24 % au produit intérieur brut (Pib) et mobilise environ 28 % de la population active Le secteur agricole contribue à hauteur de 24 % au produit intérieur brut (Pib) et mobilise environ 28 % de la population active

Au Bénin, la production agricole demeure un pilier essentiel de la sécurité alimentaire. Portée par une dynamique soutenue des cultures vivrières, elle favorise l’accès des populations à une alimentation saine et diversifiée. Du septentrion aux régions méridionales, en passant par l’est et l’ouest du pays, les marchés s’animent autour d’une variété de spéculations qui contribuent à couvrir les besoins alimentaires des ménages.

Par   Alexis METON A/R Atacora-Donga, le 17 févr. 2026 à 06h39 Durée 3 min.
#sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire, selon les spécialistes, est assurée lorsque toutes les personnes disposent, à tout moment, d’un accès physique, social et économique à une alimentation suffisante, saine et nutritive, répondant à leurs besoins énergétiques et à leurs préférences alimentaires pour mener une vie active et saine. Elle repose sur quatre piliers indissociables : la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité.

Au Bénin, cette sécurité repose en grande partie sur la performance des cultures vivrières. D’après les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), la production est dominée par le maïs, le manioc, l’igname et le riz, considérés comme les principaux piliers de l’alimentation nationale. Le maïs, le riz et le manioc figurent ainsi parmi les cultures de base les plus répandues.

La campagne agricole 2023-2024 a enregistré une progression notable. La production céréalière a atteint 2 737 481 tonnes, contre une moyenne de 2 219 312 tonnes sur les cinq campagnes précédentes. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des superficies cultivées. Du côté des racines et tubercules, la tendance est également positive. L’indice de production a progressé de trois points par rapport à 2022, pour s’établir à 112,1 points en 2023, selon les statistiques officielles. Les cultures maraîchères ne sont pas en reste. La production de gombo a connu une hausse significative de 12,9 % au cours de la campagne 2021-2022, tandis que celle de la tomate a progressé de 2,14 % sur la même période. Par ailleurs, le soja affiche une dynamique remarquable. En 2023, il représente 61,6 % de la production de légumineuses. Sa production est passée de 421 886 tonnes en 2022 à 520 929 tonnes en 2023, confirmant son statut de culture de rente majeure au sein des légumineuses.

Il convient de rappeler que le secteur agricole contribue à hauteur de 24 % au produit intérieur brut (Pib) et mobilise environ 28 % de la population active. Au-delà des chiffres, ces performances traduisent le rôle stratégique des cultures vivrières dans la consolidation de la sécurité alimentaire et le développement socio-économique du Bénin.