La Nation Bénin...
Le
financement de l’adaptation au climat fait partie des priorités mondiales. Il y
a un risque, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, lié au
déficit de financement de l’adaptation pour la planète. La mobilisation aidera
le monde à maîtriser le réchauffement climatique.
Le
défaut de financement et de planification de l’adaptation au climat expose le
monde au danger, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement
(Pnue). Dans une étude, il fait observer un manque de financement et de préparation pour réussir l’adaptation au
climat. Le Pnue informe que les progrès en matière d’adaptation au climat
ralentissent alors qu’ils devraient s’accélérer pour aller de pair avec les
conséquences croissantes du changement climatique.
Il
y a un fossé croissant entre les besoins et l’action, a constaté Antonio
Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, lorsqu’il
s’agit de protéger les populations des extrêmes climatiques. Il est plus urgent
que jamais de prendre des mesures pour protéger les populations et la nature,
ajoute-t-il. « Des vies et des moyens de subsistance sont perdus et détruits,
et ce sont les plus vulnérables qui souffrent le plus. Nous sommes dans une
situation d’urgence en matière d’adaptation au climat. Nous devons agir en
conséquence et prendre des mesures pour combler le déficit d’adaptation, dès
maintenant », a insisté Antonio Guterres.
Le
rapport du Pnue examine les progrès réalisés en matière de planification, de
financement et de mise en œuvre des mesures d’adaptation. Il constate que les
besoins de financement des pays en développement en matière d’adaptation sont
10 à 18 fois plus importants que les flux de financement public international.
Ce chiffre est supérieur de plus de 50 % à l’estimation précédente. Il y est
indiqué que les coûts modélisés de l’adaptation dans les pays en développement
sont estimés à 215 milliards de dollars par an au cours de cette décennie. Ils
devraient augmenter considérablement d’ici à 2050. Le financement nécessaire
pour mettre en œuvre les priorités nationales en matière d’adaptation est
estimé à 387 milliards de dollars par an, souligne-t-il. C’est le cas des
contributions déterminées au niveau national et des plans nationaux
d'adaptation des pays en développement.
«
Malgré ces besoins, les flux publics multilatéraux et bilatéraux de financement
de l'adaptation vers les pays en développement ont diminué de 15 % pour
atteindre 21 milliards de dollars en 2021. En raison des besoins croissants de
financement de l'adaptation et de la diminution des flux, le déficit actuel de
financement de l'adaptation est estimé à 194,366 milliards de dollars par an.
Dans le même temps, la planification et la mise en œuvre de l'adaptation
semblent plafonner », a mentionné le Pnue. Une incapacité à s'adapter a des
répercussions considérables, en particulier pour les personnes les plus
vulnérables.
Le
Pnue suggère sept moyens pour accroître le financement, notamment grâce aux
dépenses nationales et des financements internationaux et du secteur privé. Les
transferts de fonds, l'augmentation et l'adaptation du financement des petites
et moyennes entreprises et la réforme de l'architecture financière mondiale
sont autant de pistes supplémentaires que l’institution préconise. « Le nouveau
fonds pour les pertes et dommages devra également s'orienter vers des
mécanismes de financement plus innovants afin d'atteindre l'échelle d'investissement
nécessaire », soutient le Pnue.
Le monde doit de toute urgence réduire les émissions de gaz à effet de serre et intensifier les efforts d’adaptation afin de protéger les populations vulnérables, conseille Inger Andersen, directrice exécutive du Pnue. C’est à ce prix que les perturbations meurtrières liées aux dégâts des changements climatiques tels que les tempêtes, les inondations, les vagues de chaleur, les incendies de forêt, l’élévation de température... seront évitées.