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26es Championnats nationaux de scrabble: « Sur neuf éditions, j’en ai remporté six », dixit Julien Affaton

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Le champion Julien Affaton retrouve le podium  du Blitz après trois ans Le champion Julien Affaton retrouve le podium du Blitz après trois ans

Sacré champion en Blitz lors des 26es Championnats nationaux de scrabble, Julien Affaton confirme qu’il demeure un joueur incontournable sur le plan national. Après plusieurs années sans titre dans cette épreuve spécifique, l’ancien champion du monde de scrabble classique retrouve le sommet. Dans cet entretien qu’il a accordé à La Nation, il revient sur sa victoire, son parcours récent, la concurrence et ses ambitions futures.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 26 févr. 2026 à 09h08 Durée 3 min.
#26es Championnats nationaux de scrabble

La Nation : A peine lancés, les 26es Championnats nationaux ont livré leur verdict en Blitz, et vous en êtes le vainqueur. Quelles sont vos impressions ?

Julien Affaton : C’est un réel plaisir pour moi de retrouver ce titre en Blitz, d’autant plus qu’il y avait près de trois ans que je ne l’avais plus remporté. Sur neuf éditions disputées, je l’ai gagné cinq fois consécutivement avant de le perdre trois années de suite. J’ai donc connu trois saisons sans ce titre. Aujourd’hui, je viens de le récupérer. En 2026, sur ces neuf éditions, j’en totalise désormais six en Blitz. Cela prouve, tout simplement, que je reste l’un des joueurs les plus rapides et les plus constants dans cette épreuve.

Après trois années sans victoire, certains pouvaient s’interroger. Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence face à vos challengers ?

Il est évident que mes challengers ont travaillé. Ils ont progressé, ils ont évolué, et c’est tout à fait normal. De mon côté, j’ai également évolué. Cette progression collective rend la compétition plus relevée et offre des opportunités à chacun de me rattraper. Mais je ne baisse jamais les bras. Je continue de travailler, car j’ai encore des défis importants à relever, aussi bien sur le plan africain que sur la scène mondiale.

Avant la dernière partie de l’épreuve Blitz, on a senti un sursaut d’orgueil de Roland Hounsou, Hervé Boni ou encore Nicanor Coovi. A un moment donné, n’avez-vous pas senti vos ardeurs s’émousser ?

Non, je n’ai jamais eu peur. Il faut dire que j’ai très mal entamé la première partie. J’ai commencé avec un score négatif, ce qui ne m’arrive presque jamais. Ce n’était vraiment pas ma performance habituelle. Je me suis alors rendu compte que je ne m’étais pas suffisamment préparé pour le Blitz. La préparation avait été moindre, je n’avais pas joué assez de parties. Or, dans une compétition qui démarre sur un rythme très intense, cela se paye immédiatement. Après cette première partie, je me suis rapidement ressaisi. J’ai remporté les deuxième, troisième et quatrième parties. Ce qui m’a permis de revenir pleinement dans la compétition.

Sur cette épreuve, à quel moment précis la différence s’est-elle faite ?

La différence s’est clairement jouée lors de la deuxième partie. C’était une manche extrêmement difficile, avec beaucoup de mots complexes. Le niveau de vocabulaire exigé était très élevé. Il fallait être précis et solide lexicalement pour rester dans la course. J’ai terminé cette partie à (-15), alors que mes principaux challengers étaient à (-50) ou (-60). C’est à ce moment-là que l’écart s’est creusé. J’ai comblé le retard accumulé lors de la première partie et je me suis installé durablement en tête. J’ai ensuite gagné la troisième partie, avant de gérer la suite avec davantage de stabilité.

Sur quatre podiums possibles, vous en détenez désormais un. Il reste l’Elite Duplicate, le Classique et le Défi national, épreuve particulièrement prisée. Que promettez-vous pour la suite de ces championnats ?

Je promets naturellement d’autres titres. Vous savez, j’ai récemment changé de club. Mon nouveau président m’a fait de nombreuses promesses et m’accorde une grande confiance. A mon tour, je dois répondre par des performances. Je vais donc essayer de décrocher un maximum de titres afin de faire honneur à mon nouveau club, le Samba de Porto-Novo.