La Nation Bénin...
L’une des affiches les plus chargées de symboles des huitièmes de finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Maroc 2025 va opposer, ce lundi 5 janvier, au grand stade d’Agadir, l’Egypte, géant du football continental, le Bénin, outsider résilient et ambitieux, pour une confrontation où l’histoire pèsera autant que l’enjeu sportif.
Qualifiés respectivement en leaders du groupe B et parmi les meilleurs troisièmes du groupe D, Pharaons et Guépards abordent les huitièmes de finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Maroc 2025 avec des trajectoires contrastées. L’Egypte a déroulé un parcours maîtrisé, cumulant sept points grâce à deux succès face au Zimbabwe (2-1) et à l’Afrique du Sud (1-0), avant de conclure sans forcer contre l’Angola (0-0). Solide, disciplinée et pragmatique, la sélection dirigée par Hossam Hassan avance avec l’assurance des équipes rompues aux joutes à élimination directe. Le Bénin, lui, s’est frayé un chemin plus escarpé. Troisièmes de leur poule, les Guépards ont arraché leur qualification grâce à une victoire précieuse face au Botswana (1-0), malgré des revers contre la Rd Congo (0-1) et le Sénégal (0-3). Sous la conduite de Gernot Rohr, ils ont néanmoins confirmé une qualité essentielle avec une organisation collective et une capacité à résister à l’adversité.
Mais l’historique des confrontations directes plaide nettement en faveur de l’Egypte. En quatre rencontres officielles, le Bénin n’a jamais réussi à s’imposer. Le souvenir le plus marquant demeure le spectaculaire match nul (3-3) de juin 2004, lors des éliminatoires de la Coupe du monde, où les Ecureuils d’alors avaient mené de trois buts avant d’être rattrapés. Depuis, les Pharaons ont imposé leur loi avec un succès 4-1 en 2005, une démonstration 5-1 en amical en 2008, puis une victoire maîtrisée (2-0) lors de la Can 2010, dernière confrontation entre les deux sélections. Cet héritage historique confère à l’Egypte un ascendant psychologique certain. Toutefois, il pourrait aussi nourrir une pression supplémentaire pour une équipe en quête d’un premier sacre continental depuis 2010. A l’inverse, le Bénin avance sans complexe, libéré par son statut d’outsider, avec l’espoir de bousculer l’ordre établi, comme il l’avait fait en atteignant les quarts de finale de la Can 2019 sans victoire en phase de groupes. Et si l’histoire désigne déjà un favori qu’est l’Egypte, le terrain, lui, pourrait ouvrir un nouveau chapitre.