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L’Ouganda et le Nigeria s’affrontent, ce mardi 30 décembre au Complexe Sportif de Fès lors de la 3ᵉ journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations. Entre des Cranes sous pression et des Super Eagles en pleine confiance, la rencontre s’annonce comme un tournant majeur dans ce groupe.
Au cœur de la troisième journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le duel entre l’Ouganda et le Nigeria, prévu ce mardi 30 décembre au Complexe Sportif de Fès. Cette confrontation s’annonce comme une affiche des deux extrêmes dans le groupe C. Entre une sélection ougandaise encore en quête de certitudes et un Nigeria déjà qualifié pour les huitièmes de finale, l’affiche promet un révélateur de hiérarchie autant qu’un choc de dynamiques. Les Cranes de Paul Put abordent ce rendez-vous avec une pression certaine. Accrochés par la Tanzanie (1-1) après une défaite inaugurale face à la Tunisie (3-1), les Ougandais n’ont plus vraiment de marge d’erreur. Leur tournoi est jusqu’ici marqué par des difficultés défensives et une discipline parfois fébrile, malgré une capacité réelle à se projeter vers l’avant. L’égalisation arrachée contre la Tanzanie sur une tête puissante d’Ikpeazu a montré le caractère de l’équipe, mais aussi sa tendance à subir avant de réagir. Face à eux se dresse un Nigeria ambitieux et déjà victorieux à deux reprises dans ce groupe. Les Super Eagles d’Éric Chelle ont successivement dominé la Tanzanie (2-1) puis la Tunisie (3-2), affichant une force offensive évidente, portée par le trio Osimhen – Lookman – Iwobi. Si tout n’a pas été parfaitement maîtrisé, notamment dans les fins de match, la dynamique reste clairement favorable au triple champion d’Afrique, annoncé comme favori par les observateurs et les bookmakers.
Un rendez-vous sans héritage
L’histoire commune entre les deux sélections offre peu de repères. Leur seule confrontation, un match amical disputé en 2018 au Nigeria, s’était conclue sur un nul vierge. Autant dire que ce rendez-vous de Fès s’écrira presque sans héritage, dicté avant tout par la forme actuelle, les choix tactiques et la gestion de la pression. Sur le plan du jeu, l’Ouganda devrait rester fidèle à son 4-2-3-1, misant sur un bloc compact et des transitions rapides. Paul Put peut compter sur un effectif au complet, avec des options variées en attaque: la puissance d’Ikpeazu, la mobilité de Mukwala ou encore l’expérience de Lorenzen, rappelé récemment. Mais pour espérer contenir les vagues nigérianes, les Cranes devront surtout corriger leurs errements défensifs et mieux gérer leurs temps faibles.
Le Nigeria, de son côté, devrait aligner son habituel 4-2-3-1, synonyme d’équilibre et de percussion. Ndidi et Onyedika sécurisent l’entrejeu, pendant que Lookman et Chukwueze dynamitent les couloirs autour d’Osimhen. Sans blessure à signaler et avec un banc riche en solutions offensives, Éric Chelle dispose de nombreuses cartes pour imposer le rythme et asseoir la domination de son équipe dans ce groupe. Au-delà des calculs, ce Ouganda – Nigeria a tout d’un match charnière. Pour les Cranes, il s’agit de prouver qu’ils peuvent rivaliser avec une grande nation africaine et rester en vie dans la compétition. Pour les Super Eagles, l’enjeu est de confirmer leur statut et d’envoyer un message clair à l’ensemble du continent.
Les Super Eagles veulent consolider leur place de leaders