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Le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance a tenu, jeudi 26 février à Cotonou, la première session annuelle du comité de pilotage du Programme d’Appui à l’Égalité de Genre (Paeg). À quelques mois de la clôture de sa première phase, ce programme, fruit de la coopération entre le Bénin et la Suisse, entre dans une séquence décisive, celle de l’évaluation stratégique et de la consolidation des acquis.
Le Programme d’Appui à l’Égalité de Genre (Paeg), lancé en 2022, vise à renforcer durablement les droits des femmes et à réduire les inégalités de genre. A quelques mois de la fin de sa première phase, il fait l’objet d’une évaluation stratégique destinée à mesurer ses résultats et à tracer les perspectives pour la promotion durable des droits des femmes. À l’ouverture des travaux, Hervé Nani, directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a souligné que l’année 2026 sera celle de « l’accélération, de la consolidation des acquis et de l’optimisation des performances ».
Structuré autour de trois effets majeurs, le Paeg entend accroître l’influence des femmes dans les instances décisionnelles et promouvoir la paix ; améliorer la qualité des services publics sensibles au genre ; et favoriser l’intégration systématique des principes d’égalité et d’inclusion par les partenaires institutionnels.
À fin 2025, le taux d’exécution physique global du programme s’établit à 63,25 %, contre 71,88 % pour l’exécution financière. Des résultats jugés encourageants, mais perfectibles. Face à ces chiffres, le directeur de cabinet a appelé à un sursaut collectif afin de maximiser l’impact des interventions au cours des prochains mois. Il a notamment insisté sur la priorisation des actions à fort effet, le renforcement du dispositif de suivi-évaluation et l’amélioration de la qualité des dépenses.
Des enjeux structurants pour 2026
Pour Gérard Kpatindé, secrétaire général du ministère, cette session constitue un cadre d’analyse et de redevabilité. Elle doit permettre d’examiner objectivement les progrès réalisés et d’en tirer les leçons nécessaires pour renforcer l’efficacité des actions.
Les priorités pour 2026 sont clairement définies. Il s’agit de la promotion du leadership politique féminin, de la consolidation de la paix, de la lutte contre les violences basées sur le genre et de la généralisation de la budgétisation sensible au genre.
Représentant la cheffe de la Coopération suisse au Bénin, Florian Brand’li a rappelé que le programme accompagne depuis quatre ans les efforts du gouvernement pour réduire les inégalités persistantes. Il a insisté sur la nécessité d’institutionnaliser les avancées enregistrées afin d’en garantir la pérennité, notamment en matière de prévention des violences basées sur le genre, d’accès des femmes aux sphères décisionnelles et d’autonomisation économique.
Au nom de la Direction du développement et de la coopération (Ddc), il a salué l’engagement constant du gouvernement béninois, des partenaires techniques et financiers, dont l’Institut national de la femme, ainsi que le rôle déterminant des organisations de la société civile dans la mise en œuvre des actions sur le terrain.
Présente au Bénin depuis plus de quarante ans, la Coopération suisse a réaffirmé sa volonté de poursuivre son accompagnement en faveur d’un développement inclusif et équitable. Les participants à cette session ont d’ailleurs exprimé le souhait de voir le Paeg reconduit pour une deuxième phase. L’enjeu est de consolider les acquis, approfondir les réformes engagées et préparer l’avenir de la politique nationale de promotion de l’égalité de genre.
ministère des Affaires sociales et de la Microfinance