La Nation Bénin...
A quatre mois de la fin de son second mandat, le chef de l’Etat a donné des consignes claires à son équipe gouvernementale. A en croire le porte-parole du gouvernement, ces orientations traduisent la détermination du président de la République à maintenir le cap jusqu’au terme de son action, tout en préparant sereinement la suite du processus politique.
« Le moral du chef de l’État est haut. C’est un président de la République de combat que nous avons retrouvé à l’occasion de ce premier Conseil des ministres de l’année ». Par ces mots, Wilfried Léandre Houngbédji a donné le ton de l’état d’âme de Patrice Talon et de son engagement à terminer son second mandat en beauté, sans baisser la garde. Loin de toute lassitude de fin de mandat, Patrice Talon apparaît, selon le porte-parole du gouvernement, pleinement engagé et résolument tourné vers l’achèvement des chantiers en cours.
Ce premier Conseil des ministres de l’année a également servi de cadre à l’échange traditionnel de vœux du Nouvel An entre le président de la République et les membres du gouvernement. Un moment à la fois solennel et symbolique, au cours duquel l’exécutif a réaffirmé sa cohésion. À cette occasion, les ministres ont porté leur message par la voix d’Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, exprimant leur engagement à poursuivre l’action publique avec rigueur et loyauté.
Mais au-delà des civilités d’usage, Patrice Talon a surtout délivré un message de fermeté et d’exigence. « Le chef de l’Etat a demandé à l’équipe d’être encore plus mobilisée sur la toute dernière ligne droite parce que dans quatre mois, ce sera fini pour le second mandat», a rapporté Wilfried Léandre Houngbédji. Une consigne claire, qui appelle chaque membre du gouvernement à redoubler d’efforts pour boucler efficacement les dossiers prioritaires.
Cette mobilisation accrue se justifie, selon le porte-parole du gouvernement, par l’ampleur et la sensibilité des tâches restantes. Les réformes engagées doivent être menées à leur terme, les projets structurants finalisés et les engagements pris vis-à-vis des populations honorés. L’objectif est de laisser un bilan cohérent et solide, fidèle à la vision de gouvernance prônée depuis 2016.
Par ailleurs, cette exigence de performance s’inscrit dans une perspective politique plus large. Lorsque s’ouvrira la période électorale en vue de la prochaine élection présidentielle, les membres du gouvernement devront pouvoir se rendre disponibles pour animer le terrain politique. Il s’agit, selon Wilfried Léandre Houngbédji, de créer les conditions favorables pour que le candidat de la mouvance présidentielle puisse l’emporter, fort des acquis du régime sortant.
Sur ce point, le porte-parole du gouvernement se veut plutôt confiant. Les résultats des dernières élections législatives constituent, à ses yeux, un indicateur rassurant quant à la capacité de la mouvance présidentielle à conserver la confiance de l’électorat. Ces performances électorales récentes traduisent, selon lui, l’adhésion d’une partie significative de la population aux réformes engagées.
Toutefois, cette confiance ne rime pas avec l’autosuffisance. Wilfried Léandre Houngbédji a clairement souligné qu’il n’est pas question pour la mouvance de « dormir sur ses lauriers ». La vigilance reste donc de mise, tout comme la nécessité de rester à l’écoute des préoccupations des citoyens et de répondre efficacement aux attentes sociales et économiques.
Engagé pour une fin de mandat en beauté