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Manœuvre Métropolis 2: Les capacités opérationnelles des Forces armées renforcées

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Ces manœuvres sont pour préparer les forces armées béninoises à l’éventualité d'une action terroriste en plein cœur d'une ville Ces manœuvres sont pour préparer les forces armées béninoises à l’éventualité d'une action terroriste en plein cœur d'une ville

Les ministères de la Défense et de la Sécurité conjuguent leurs énergies pour préparer les Forces armées béninoises à l'éventualité d'une action terroriste en plein cœur d'une ville. C’est à travers la deuxième édition de la manœuvre Métropolis qui s’est déroulée, vendredi 21 mars à Ouidah.

 

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 24 mars 2025 à 07h52 Durée 3 min.
#Forces armées béninoises (Fab)

Les éléments des Forces de défense et de sécurité s’entrainent de façon conjointe pour répondre efficacement à toutes sortes de menaces et assurer la quiétude des populations. Métropolis est une manœuvre militaire qui prépare les unités à toute éventualité. Pour la deuxième édition qui s’est déroulée à Ouidah, le scénario a consisté à neutraliser des Groupes armés terroristes qui se sont attaqués à un commissariat, ont neutralisé le personnel dans l’unité, avant de s’introduire à Diaspora hôtel, tuer le personnel et prendre en otage les clients. Pour mener à bien l’opération de libération des otages et de neutralisation des forces ennemies, les forces aériennes, terrestres et navales ont été mobilisées. Le Gl de division Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major général des forces armées béninoises ainsi que tout le haut commandement, et Fortunet Alain Nouatin, ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, et son homologue Alassane Seidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ont assisté à la manœuvre. « Le Bénin est actuellement en guerre. Même si ce n'est pas une guerre conventionnelle contre notre État, ce à quoi nous faisons face est une guerre asymétrique. Ces manœuvres sont pour préparer les forces armées béninoises à l’éventualité d'une action terroriste en plein cœur d'une ville. Beaucoup de villes peuvent être ciblées. Or, il faut avoir été préparé pour mieux réagir », a déclaré le ministre Fortunet Alain Nouatin. Au cours de cette manœuvre, de nouveaux équipements acquis pour renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité ont été aussi éprouvés afin de rendre les éléments capables de les utiliser.

« Au cours de la manœuvre, nous avons vu l’armée de terre, l'armée de l'air, les sapeurs-pompiers, les services de santé. Les forces se mettent en synergie pour résoudre les problèmes de sécurité. Dans la réalité, c'est ainsi que les choses se passent. Il faut, au cours des manœuvres de simulation, les mettre ensemble pour que cette synergie-là soit une habitude », a indiqué Alassane Seidou. A l’en croire, les simulations se font de façon périodique, mais le travail doit être continu. «On ne finit jamais de s'entraîner. Cela doit être continu, et nous permettre, à terme, d'avoir des agents suffisamment aguerris et aptes à résoudre les problèmes», a-t-il ajouté.

Il faut noter que la manœuvre militaire a été couplée avec une action sociale de l’armée au profit des populations. Dans la cour de l’hôtel de ville, plusieurs tentes sont mises en place par l’armée, et des files d’hommes et de femmes s’y introduisent pour divers soins médicaux. Plus de 300 malades sont consultés à la mi-journée, selon un point fait par le médecin Lieutenant Gloria Dake, à la délégation ministérielle qui a rejoint le site après le suivi des manœuvres. « Pour cette activité médicale gratuite, nous avons la médecine générale, la chirurgie viscérale, l'otorhinolaryngologie, l'urologie, le service d'échographie, le service d'ophtalmologie, l'odontostomatologie et des médecins généralistes qui orientent vers d'autres spécialistes qui ne sont pas sur place», a-t-elle expliqué. Alassane Seidou s’est réjoui de cette action sociale notamment au regard de l’engouement qu’elle a suscité au niveau de la population. « Le but de ces actions médicales gratuites est de mettre l'armée au cœur de la population pour qu'il y ait plus de sympathie. Mais le but ultime est de préparer nos médecins à assumer des opérations de campagne. On ne le souhaite pas. Si les attaques prennent de l'ampleur, il y aura une nécessité d'amener un hôpital de campagne non loin du champ de bataille. Donc, il faut que nos médecins se préparent à travailler dans ces conditions de guerre, d'urgence, etc. », a indiqué Fortunet Alain Nouatin.