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Reena Ghelani, Présidente Directrice Générale de Plan International, au contact des populations et autorités de l'Ouémé: Une visite sous le signe de la vie, de l’écoute et de l’impact

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Reena Ghelani, Pdg de Plan International au contact des populations Reena Ghelani, Pdg de Plan International au contact des populations

La Pdg de Plan International, Reena Ghelani, a effectué une visite de terrain dans le département de l’Ouémé, jeudi 29 janvier. Une immersion riche en échanges, en symboles forts et en témoignages concrets de l’impact des actions de l’organisation au Bénin. 

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 02 févr. 2026 à 09h05 Durée 3 min.
#Plan international Bénin

De Porto-Novo à Adjohoun, la descente de la Pdg de Plan International, Reena Ghelani a mis en lumière une coopération dynamique au service des femmes, des filles et des communautés dans l’Ouémé. La visite a démarré par une séance de travail à la préfecture. Autour de Madame le préfet, Dr Marie Akpotrossou, étaient réunis plusieurs responsables des services déconcentrés de l’État. Dans son mot de bienvenue, le préfet a salué l’ampleur et la diversité des interventions de Plan International au Bénin, et particulièrement dans l’Ouémé. « C’est une organisation multidimensionnelle dont les interventions sont nombreuses et impactantes », a-t-elle souligné. Elle a insisté sur une innovation majeure récemment mise en œuvre à savoir la centrale de production d’oxygène.

« Aujourd’hui, Plan International donne la vie, parce qu’elle donne de l’oxygène, synonyme de vie », a-t-elle affirmé.

« Je suis ici pour découvrir deux programmes que nous mettons en œuvre dans ce département, mais aussi pour vous écouter, apprendre de vous et recueillir vos conseils afin d’améliorer ce que nous faisons », a déclaré la directrice exécutive de Plan International. « Cela fait trente ans que Plan International est présent au Bénin et nous allons continuer à travailler en droite ligne avec le programme d’action du gouvernement. Je suis sidérée par son ambition et sa cohérence », a-t-elle ajouté.

L’oxygène, symbole de vie au Chud Ouémé-Plateau

Moment fort de la visite, le passage au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé et du Plateau (Chud-Op) a permis de mesurer concrètement l’impact des investissements réalisés dans le secteur de la santé. Le directeur de l’hôpital, Dr Alotchehou Hounnou, a rappelé l’importance stratégique de la nouvelle centrale d’oxygène mise en service le 28 février 2025. « Nous sommes un hôpital de référence qui accueille de nombreux patients nécessitant des soins urgents et de l’oxygène. Avant cette date, nous utilisions des obus d’oxygène achetés à l’extérieur. Aujourd’hui, grâce à la centrale et au système de distribution interne, l’oxygène arrive directement au lit du malade », a-t-il expliqué.

Fruit d’un partenariat entre le gouvernement, Plan International et le Fonds mondial, cet investissement a profondément changé la donne. « Avant, l’oxygène était facturé à 5 000 francs Cfa l’heure, soit 120 000 francs par jour. En dix jours, cela revenait à 1 200 000 francs. Aujourd’hui, le coût maximum est de 50 000 francs par jour. C’est une économie de 70 000 francs par jour pour les populations », a détaillé le directeur. Au-delà du Chud, les hôpitaux périphériques bénéficient également de l’approvisionnement en oxygène, renforçant l’accès à des soins de qualité à moindre coût. Reena Ghelani a salué la qualité des installations et le soin apporté à leur gestion.

Partenariat local et ancrage communautaire avec l’Ong Gbèwa

La deuxième étape de la visite a conduit la délégation au siège de l’Ong Gbèwa, partenaire opérationnel de Plan International. « Notre organisation entretient avec Plan International un nouveau modèle de coopération, très impactant pour les communautés», a expliqué, ses collaborateurs réunis autour, Minhounmon Aholou, directeur exécutif de l’Ong.

Cap ensuite sur Adjohoun, à la rencontre de femmes debout et autonomes. L’ambiance était à la fête lors de la rencontre avec une organisation de mères d’enfants parrainés. Chants, danses et témoignages ont rythmé l’accueil réservé à la directrice exécutive de Plan International. Au nom d’une cinquantaine de femmes, Awaou Assogba a retracé l’historique des groupements présents. Parties de moyens modestes, ces femmes ont su transformer les formations et les appuis reçus en véritables leviers d’autonomisation. Elles transforment aujourd’hui le manioc en gari, produisent de l’huile rouge et mènent diverses activités agricoles génératrices de revenus.

Engagées socialement, elles jouent aussi un rôle clé dans la lutte contre le mariage forcé et les violences basées sur le genre, tout en œuvrant pour la scolarisation des filles et une meilleure complicité mère-fille. Pour le maire d’Adjohoun, François Zannougbo, ces groupements incarnent un modèle de solidarité et de résilience. « Cette rencontre avec Reena Ghelani renforce l’autonomisation des femmes et confirme la pertinence des actions menées », a-t-il souligné. Très satisfaite des résultats obtenus, Bernadette Fonge, directrice pays de Plan International, a salué la qualité du partenariat avec l’Ong Gbèwa et les impacts tangibles pour les communautés. Avant de conclure sa visite, Reena Ghelani a parcouru les réalisations et installations des femmes, exprimant toute son admiration pour leur engagement et leur sens aigu de la communauté. L’appui de Plan International, a-t-elle assuré, « ne leur fera pas défaut ».