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3e édition du Finab: La grand-messe des arts africains ouverte

Culture
Le Finab se veut un espace de rencontres, d’échanges et réflexions sur les arts et la culture Le Finab se veut un espace de rencontres, d’échanges et réflexions sur les arts et la culture

C’est parti depuis quelques jours déjà pour le plus grand festival des arts sur le continent. Artistes, promoteurs, commissaires et autres férus des arts et cultures se bousculent à Cotonou pour la troisième édition du Festival international des arts du Bénin (Finab). 

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 25 févr. 2025 à 06h41 Durée 3 min.
#finab 2025

Vendredi 21 février, palais des Congrès de Cotonou. Difficile de se frayer un passage entre les festivaliers et exposants ayant pris d’assaut les lieux pour la troisième édition du Festival international des arts du Bénin (Finab). Plus qu’un forum accueillant artistes et professionnels du monde entier (agents, programmateurs, producteurs, directeurs de festivals et des labels, galeristes, collectionneurs, réalisateurs, tourneurs, diffuseurs, commissaires d’expositions, directeurs de musée, bookers etc.), le Finab, pour cette troisième édition, se veut un espace de rencontres, d’échanges, mais aussi de réflexions sur les arts et la culture. « Tisser les liens: le narratif africain à travers l’art », c’est le thème retenu à l’occasion, dira dans son mot d’ouverture, le directeur du festival, Ulrich Adjovi. Ce festival transforme Cotonou en galerie à ciel ouvert où les filières d’arts s’entrecroisent en vue de mieux peaufiner les industries culturelles et créatives sur le continent.

A travers ce rendez-vous culturel annuel, c’est un rêve de se retrouver autour de l’art, indique le directeur. « Ma passion pour l’art et la culture est plus forte que moi », souligne-t-il, appelant à renforcer le vivre-ensemble sur le continent à travers les arts. Ulrich Adjovi souhaite construire des ponts entre les peuples pour mettre en lumière l’histoire et l’identité. « Cette édition marque un tournant et est celle de la maturité », indique-t-il. Le Finab3 propose une expérience plus enrichissante à travers exposition, théâtre, danse, mode, cinéma… sans oublier le marché Tokp’art avec plus de 500 exposants cette année. Pendant dix jours, le Bénin, riche de sa culture, tend les bras aux acteurs du continent africain et des autres parties du monde pour des échanges et partages. L’ambition ultime étant, à en croire le promoteur du festival, de faire figurer le pays parmi les meilleures destinations au monde.

Rendez-vous annuel incontournable

Alain Heraibi, un des principaux soutiens de la présente édition, apprécie particulièrement le parterre de personnalités présentes à Cotonou pour cette troisième édition. Faire un festival qui s’ouvre sur autant de disciplines artistiques est « un pari osé », reconnait-il. Lui qui, dès l’entame, avait déjà hâte de vivre cette troisième édition et toutes les vibrations qu’elle entend apporter. Soutien indispensable aux arts et cultures, il se positionne davantage sur ce rendez-vous annuel incontournable et déterminant au Bénin. Au vu du succès des deux premières éditions, il a salué aussi la vision et « l’exemple d’un promoteur très engagé qui accompagne les vocations dans le secteur et dans tout le pays ».

Jean Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, apprécie tout particulièrement le festival et la programmation qui l’accompagne. Pour lui, le Bénin répond de plus en plus de sa vocation de terre d’histoires. C’est un carrefour où se croisent tradition et art, reconnait-il. Le Finab devient dès lors, un miroir pour la dynamique créatrice qui positionne le Bénin en un maillon incontournable de la culture africaine. Ce festival transcende les frontières et célèbre l’art et la culture, de Ouidah à Porto-Novo en passant par Cotonou. Cette répartition spatiale à travers expositions et spectacles permet de mieux animer le territoire et met en valeur le patrimoine culturel de nos villes, admet le ministre. Le Finab s’étoffe à chaque édition et est devenu l’incontournable des rendez-vous culturels sur le continent, soutient Jean Michel Abimbola. En somme, une opportunité pour les acteurs culturels nationaux de rencontrer des talents venus d’ailleurs pour des partages de savoirs et de savoir-faire pour étoffer le tissu culturel national et faire vivre l’esprit des valeurs, dira-t-il, avant les coups de gong qui annoncent l’ouverture du festival.