La Nation Bénin...
La dynastie Gbassi Mako, l’une des lignées royales habilitées à accéder au trône impérial de Nikki, est en deuil. Le prince héritier Bio Yérima Boubari Bagou s’est éteint, jeudi 26 février dernier, laissant une famille éprouvée et une communauté profondément attristée.
La cité impériale de Nikki pleure la disparition du prince héritier Bio Yérima Boubari Bagou, décédé le 26 février 2026. Héritier de la dynastie Gbassi Mako, l’une des lignées traditionnelles reconnues pour prétendre au trône impérial, il rejoint ainsi ses ancêtres. Le défunt est un prince héritier et son titre nobiliaire complet, Bio Yérima Boubari Bagou, lui avait été attribué pour le distinguer de son frère cadet, Bio Yérima Boubari Bouka. Les deux dignitaires, issus de la même lignée Gbassi Mako, sont descendants, petits-fils ou arrière-petits-fils de l’Empereur Séro Tassou Tokobou.
Selon les usages traditionnels en vigueur à Nikki, une délégation de titre avait permis au cadet d’hériter également du titre nobiliaire. Cette décision visait à assurer la présence active et permanente dans la cité impériale, du frère aîné résidant loin de Nikki, ce qui pouvait ralentir la transmission d’informations et compliquer les exigences liées à une éventuelle intronisation.
Au sein de la dynastie, Bio Yérima Boubari Bagou a joué un rôle central. Porte-flambeau de la lignée Gbassi Mako, il a présidé le bureau national de la dynastie durant près d’une décennie avant d’en devenir président honoraire, à la suite de son remplacement, il y a trois ans, par le prince héritier « Bagri Yérima » lors de l’assemblée générale tenue à Gogounou.
A plusieurs reprises, il a été prétendant au trône impérial de Nikki, notamment face au prince héritier Bio Yérima Danri, désigné Empereur Sabi Naina, et au prince héritier Tassou Yérima, désigné Empereur Séro Torou Touko Sari. Avec sa disparition, c’est une page importante de l’histoire contemporaine de la dynastie Gbassi Mako qui se referme, dans le respect des traditions et de la mémoire impériale de Nikki.
La communauté, profondément attristée, a conduit le prince héritier Bio Yérima Boubari Bagou à sa dernière demeure