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Lieutenant-colonel Oscar Dafia Yarou à propos des derniers Cns : « Dans toutes les catégories de personnel militaire, nous disposons d’un potentiel réel »

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Lieutenant-colonel Oscar Dafia Yarou analyse une compétition de haut niveau Lieutenant-colonel Oscar Dafia Yarou analyse une compétition de haut niveau

Présent aux 26es Championnats nationaux de scrabble (Cns), disputés du 23 au 26 février dernier à Godomey, le lieutenant-colonel Oscar Dafia Yarou de la Garde nationale du Bénin et vice-président d’Adjidja Scrabble Club, revient sur sa participation, ses performances personnelles et la dynamique de développement du scrabble au sein des forces armées. Dans cet entretien, il livre une analyse du niveau national et trace les perspectives à court et moyen termes.

 

Par   Abdul Fataï SANNI, le 05 mars 2026 à 13h16 Durée 2 min.
#personnel militaire #Fédération béninoise de scrabble

La Nation : Du 21 au 26 février, vous avez participé aux Championnats nationaux de scrabble. Au terme de ce rendez-vous statutaire de la FéBéSc, que peut-on retenir de votre participation ?

Oscar Dafia Yarou : Effectivement, durant une semaine, nous avons pris part à la 26e édition des Championnats nationaux de scrabble. Notre objectif initial était de maintenir notre classement de 2025, à savoir une place dans le top 10 national de l’épreuve Classique. Fort heureusement, cet objectif a été atteint et même dépassé, puisque nous avons terminé à la quatrième place nationale. Nous en sommes plus que satisfait, même s’il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau continental. Nous y travaillons progressivement.

Sur les quatre épreuves disputées, avez-vous nourri des regrets à un moment donné ?

Autant je me sens en confiance en scrabble Classique, autant l’écart reste important dans les autres épreuves. Pour prétendre aux sommets béninois, le travail doit être quotidien et soutenu. Je suis convaincu qu’il me faudra redoubler d’efforts pour rivaliser durablement au plus haut niveau national. Le scrabble béninois est très relevé, avec des joueurs de rang mondial. C’est un objectif que je me fixe pour les années à venir.

Justement, que comptez-vous faire, à titre personnel, en vue des prochains défis ?

Avant toute chose, il s’agira de me remettre à niveau et de revoir mes méthodes d’entraînement. Certes, mon vocabulaire est satisfaisant, mais il demeure perfectible. Il faudra intensifier l’apprentissage, participer autant que possible aux compétitions organisées par la Fédération béninoise de scrabble (FéBéSc) et consolider les acquis actuels.

Comment appréciez-vous le niveau général de la compétition?

Le niveau demeure très élevé. Le scrabble béninois fait partie de l’élite internationale. Nous comptons plusieurs champions du monde, tels que Julien Affaton et François-Xavier Adjovi, ainsi que des champions continentaux capables de rivaliser avec les meilleurs joueurs africains. A cela s’ajoute une jeune génération prometteuse, véritable vivier sur lequel nous pouvons compter pour les années à venir. Le niveau est donc à la fois relevé et très compétitif.

Quelle politique Adjidja Scrabble Club entend-il mettre en œuvre pour attirer davantage de pratiquants ?

Adjidja Scrabble Club est un jeune club, créé il y a seulement quelques années. La priorité est d’abord de recruter et de susciter l’intérêt du personnel militaire pour la pratique du scrabble. Dans toutes les catégories de personnel militaire, nous disposons d’un potentiel réel. A cet égard, je tiens à saluer l’investissement personnel du colonel-major Roland Renaud Kouton, président de la Fédération béninoise de scrabble et également président d’Adjidja Scrabble Club, qui en a fait un défi personnel.

Certes, les exigences opérationnelles propres à notre métier peuvent sembler contraignantes, mais elles ne sont nullement incompatibles avec la pratique du scrabble. Ensemble, nous travaillerons d’abord à élargir notre base d’adhérents avant de mettre en place des stratégies visant les plus hauts niveaux. Nous comptons déjà de très bons joueurs en notre sein. Ils serviront de repères et de guides pour les nouveaux adhérents. Des joueurs comme Roland Renaud Kouton, Léonce Olowo ou encore Vital Takpamelo constituent des atouts majeurs pour impulser cette dynamique au sein du milieu militaire.

Votre mot pour clore cet entretien…

Comme le dit la devise du scrabble francophone : « Au scrabble, chacun a son mot à dire ». Le scrabble, avant d’être un sport cérébral, est avant tout un jeu de société qui combine harmonieusement le savoir-faire, le savoir-être et le savoir-vivre. C’est l’un des jeux de société les plus anciens, sans limite d’âge, qui favorise une émulation saine. Au-delà des compétitions, le scrabble demeure un loisir éducatif qui unit et rassemble. Il permet aux plus jeunes de joindre l’utile à l’agréable, car en s’amusant, on se cultive. J’exhorte donc les parents à s’y intéresser et à encourager leurs enfants à pratiquer ce sport cérébral. Enfin, j’adresse mes encouragements et mes félicitations aux responsables du scrabble béninois pour les politiques mises en œuvre afin de maintenir notre pays dans l’élite continentale et mondiale.