La Nation Bénin...

Financement record de la Banque islamique de développement: 201 milliards F Cfa pour moderniser la route Godomey-Ouidah-Hillacondji

Actualités
A travers ce financement record, c’est le partenariat entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes qui continue de s’affirmer comme un pilier stratégique du développement national A travers ce financement record, c’est le partenariat entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes qui continue de s’affirmer comme un pilier stratégique du développement national

Un financement d’environ 201 milliards F Cfa (1365 millions de dollars). Tel est le montant que vient d’approuver la Banque islamique de développement (Bid) au profit du projet de reconstruction et de modernisation de la route Godomey – Ouidah – Hillacondji. Un financement record, selon les deux parties signataires.

 

Par   Kokouvi EKLOU, le 26 janv. 2026 à 09h37 Durée 3 min.
#Banque islamique de Développement

Le Conseil d’administration de la Banque islamique de développement (Bid) a approuvé, en décembre dernier, un financement exceptionnel d’environ 201 milliards F Cfa, soit 1,365 milliard de dollars, en faveur du projet de reconstruction et de modernisation de la route Godomey–Ouidah–Hillacondji. Il s’agit du montant le plus élevé accordé parmi l’ensemble des projets validés lors de cette session, témoignant de la confiance renouvelée de l’institution envers la gouvernance du Bénin, conduite par le président Patrice Talon.

A travers ce financement record, c’est le partenariat entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes qui continue de s’affirmer comme un pilier stratégique du développement national. En effet, depuis plusieurs décennies, ces institutions financières accompagnent la réalisation d’infrastructures structurantes, contribuant durablement à la transformation économique et sociale du pays.

Long de 58 kilomètres, ce tronçon constitue une composante essentielle du corridor régional Abidjan–Lagos, l’un des axes économiques les plus stratégiques d’Afrique de l’Ouest. Le projet est cofinancé par plusieurs partenaires de premier plan, notamment la Banque africaine de développement (Bad), le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il vise à améliorer la fluidité et la sécurité du trafic routier, tout en renforçant l’intégration régionale et les échanges économiques entre les pays riverains.

Des échanges diplomatiques déterminants

Cette décision majeure s’inscrit dans la continuité des échanges bilatéraux approfondis entre la délégation béninoise et les dirigeants du Groupe de la Bid, en marge des Assemblées annuelles tenues à Alger. Les discussions, conduites avec le président de la Bid, Dr Mohammed Al Jasser et le vice-président des Opérations, Dr Ahmed Rami, ont clairement porté sur la nécessité d’un accroissement des concours financiers en faveur du Bénin, au regard de ses performances économiques et de ses réformes structurelles.

La délégation béninoise était conduite par le ministre d’État Romuald Wadagni, gouverneur du Groupe de la Bid pour le Bénin, avec la participation active du chargé de mission du président de la République, Dr Zul-Kifl Salami.

Une vision de développement durable et inclusif

Les Assemblées annuelles ont également été marquées par des interventions de haut niveau, dont celle du ministre d’État Romuald Wadagni, saluée pour sa pertinence et sa portée stratégique.

« En diversifiant nos leviers de croissance, nous bâtissons une économie au service du bien-être collectif, fondée sur une transformation structurelle capable de résister aux crises et de répondre durablement aux besoins des populations », a-t-il déclaré.

Partagé par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, le corridor Abidjan–Lagos fait l’objet d’une attention particulière des partenaires techniques et financiers, qui évaluent rigoureusement les performances de chaque pays sur son tronçon. A cet effet, les structures béninoises impliquées sont appelées à faire preuve de célérité, de rigueur et de bonne gouvernance, afin de préserver la crédibilité du pays et d’honorer pleinement la confiance placée en lui.

Au nombre des projets emblématiques soutenus par les Fonds et Banques arabes figurent le barrage hydroélectrique de Nangbéto, les axes routiers Dassa–Parakou, Savalou–Djougou–Porga et Parakou–Djougou, ainsi que des réalisations plus récentes telles que la phase 1 du projet de lutte contre l’érosion côtière, la centrale électrique de Maria Gléta 2 (127 Mw) ou encore la construction de résidences universitaires. À ces investissements s’ajoute le financement des cantines scolaires, une initiative de la Banque islamique de développement (Bid) qui a significativement amélioré les performances scolaires à l’échelle nationale?

Zone publicitaire