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Gouvernance: Le portrait du futur président de la République tracé

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Le prochain président doit, selon le référentiel adopté par le Cccr, avoir une connaissance avérée des affaires nationales et internationales, ainsi qu’une capacité à dialoguer avec les institutions financières internationales Le prochain président doit, selon le référentiel adopté par le Cccr, avoir une connaissance avérée des affaires nationales et internationales, ainsi qu’une capacité à dialoguer avec les institutions financières internationales

A l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2026, le Cadre de concertation des confessions religieuses (Cccr) a rendu public le « portrait robot » du futur président de la République du Bénin. Un référentiel citoyen, moral et républicain, adopté par consensus, lors du séminaire interconfessionnel de septembre 2025, destiné à éclairer les consciences et à guider le discernement des électeurs.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 26 janv. 2026 à 10h53 Durée 3 min.
#Gouvernance #président de la République #Bénin

Dans la continuité de son engagement en faveur de la paix, de la cohésion nationale et de la responsabilité citoyenne, le Cadre de concertation des confessions religieuses (Cccr) a dressé le portrait du prochain président de la République du Bénin. L’initiative, rendue publique jeudi 22 janvier dernier à Cotonou, s’inscrit dans une démarche de sensibilisation morale et civique, à quelques mois de l’échéance présidentielle. Le Cccr précise d’emblée que ce « portrait robot» ne constitue ni une consigne de vote, ni la désignation d’un candidat. Il s’agit plutôt d’un référentiel moral, éthique, institutionnel et citoyen, conçu pour éclairer les consciences, inspirer les acteurs politiques et guider le choix souverain des électeurs. Selon le Cccr, le futur président de la République doit avant tout être un homme d’Etat et non un homme d’intérêts personnels. Il doit gouverner avec la conscience que « gouverner, c’est servir et non se servir ». La crainte de Dieu, l’humilité et le sens élevé du devoir public figurent parmi les qualités fondamentales attendues. Le cadre interconfessionnel insiste sur l’intégrité morale du futur chef de l’Etat, appelant à un dirigeant juste, crédible, à la moralité éprouvée et au parcours vérifiable. Un leadership fondé sur la paix, la tempérance et la solidarité est jugé indispensable pour préserver la stabilité nationale et renforcer la cohésion sociale.

Compétence, expérience et vision

Au-delà des qualités morales, le Cccr met l’accent sur la compétence et l’expérience. Le prochain président doit, selon le référentiel adopté, avoir une connaissance avérée des affaires nationales, une maîtrise des relations internationales et des enjeux géostratégiques, ainsi qu’une capacité à dialoguer avec les institutions financières internationales. La gestion rigoureuse des ressources publiques, l’attachement à la transparence, à la bonne gouvernance et à la redevabilité sont également présentés comme des exigences non négociables. Le futur président est appelé à être un gestionnaire responsable, capable de défendre efficacement les intérêts du Bénin sur la scène régionale et internationale. Le Cccr souligne l’importance d’un leadership visionnaire et pragmatique, capable de résoudre les problèmes structurels du pays tout en poursuivant et amplifiant l’élan de développement engagé depuis 2016. Cette dynamique doit s’inscrire dans un esprit de continuité républicaine, de stabilité et de progrès accru. Le futur chef de l’Etat devra également être respectueux de la Constitution, des lois et des institutions de la République, garant de l’unité nationale et de l’Etat de droit. Il est attendu de lui, une attention particulière à l’endroit des jeunes, des femmes, des travailleurs et des couches les plus vulnérables de la société.

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Appel à un leadership rassembleur

Dans sa déclaration, le Cadre de concertation des confessions religieuses met en garde contre toute forme de gouvernance arrogante ou violente. « Le Bénin n’a pas besoin d’un pouvoir arrogant ou diviseur », rappelle le Cccr, mais d’un leadership responsable, moralement enraciné et résolument tourné vers l’intérêt général. Pour le creuset, le pays a besoin d’un président compétent, intègre, humble, ayant la crainte de Dieu et capable de rassembler l’ensemble de la nation autour des idéaux de paix, de cohésion sociale et de développement durable.

Le Cccr réaffirme sa disponibilité à accompagner la nation par la prière, la sensibilisation et l’engagement citoyen. L’objectif affiché est de contribuer à ce que l’élection présidentielle d’avril 2026 se déroule dans la paix, la dignité et la responsabilité.

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