La Nation Bénin...
Six
binômes sur une quarantaine de candidatures sont distingués au terme de la 9e
édition du concours Business model challenge, qui promeut l’entrepreneuriat
chez les jeunes étudiants. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée à
l’École nationale d’économie appliquée et de management (Eneam), samedi 21
décembre dernier à Cotonou.
« C’est
un concours lancé pour permettre aux étudiants d’être ancrés dans la réalité
des entreprises, d’avoir la main et ne pas être que dans les livres. Chaque
année, il leur est donné la possibilité de travailler sur une étude de cas,
afin de créer leur propre start-up, leur entreprise », a indiqué le
professeur Septime Dogbeh, consultant en marketing et entrepreneuriat, et
promoteur du concours Business model challenge. Les jeunes étudiants provenant
de diverses universités élaborent par binôme, une idée de projet appelée aussi
business model, ou modèle d’affaires, qu’ils soumettent et défendent devant un
jury de professionnels. « Par exemple, quelqu’un décide de transporter des
canapés de Parakou à Cotonou en hélicoptère. Cela paraît loufoque, mais il faut
qu’il démontre le pourquoi. Quel est le problème à résoudre ? Quels en sont les
avantages, les prix et les cibles visées ? », explique le professeur
Septime Dogbeh. A l’en croire, les études de cas pratiques sont une situation
réelle d’entreprise qui met l’étudiant dans le fauteuil du directeur
commercial, du directeur général, appelé à prendre des décisions face à la
réalité. C’est une sorte de simulation et il doit trouver des solutions
réalistes. « Ce qui n’est pas le cas des devoirs, des exercices où l’on
peut rester dans une salle pour émettre des chiffres. Ça prépare l’étudiant à mieux
s’intégrer dans l’entreprise, à devenir chef d’entreprise lui-même.
Aujourd’hui, ce ne sont plus les diplômés dont nous avons besoin, mais des
créatifs, des innovateurs », a insisté le promoteur du concours Business
model challenge.
Pour
l’édition 2024, quatre prix sont décernés aux plus méritants. Stéfy Honfo et
Urielle Okambawa, toutes deux étudiantes en Planification et gestion des
projets, Licence 2 à l’École nationale d’économie appliquée et de management
(Eneam) ont remporté le premier prix avec le projet Optimiste. « Il s’agit
d’une solution innovante qui apporte une aide précieuse aux petites et moyennes
entreprises. Nous mettons à leur disposition, des outils d’optimisation et de
gestion automatisée de toutes leurs tâches via une plateforme, et cela ne
nécessite aucun apprentissage préalable. C’est un logiciel qui gère tous les
aspects de l’entreprise », a déclaré Stéfy Honfo.
Urielle Okambawa, son binôme, ajoutera que ce concours développe l’esprit de créativité et apporte également des solutions aux problèmes que rencontre la communauté. Les deuxièmes dans l’ordre de mérite, et deux autres binômes ont reçu respectivement au cours de la cérémonie de distinction, le prix entrepreneuriat féminin et le prix spécial jury d’entreprise. « La Fondation de l’Université d’Abomey-Calavi, qui a un incubateur Uac startup valley, prend l’engagement de les accompagner jusqu’à la création de leur entreprise. Nous invitons tous les jeunes béninois, diplômés et étudiants, à toujours travailler sur leur idée et à se rapprocher des professionnels qui pourront les aider à travailler sur ces idées », a déclaré Brigitte Gnimassou, chef programme à la Fondation de l’Uac.