La Nation Bénin...

Couverture médiatique de la présidentielle du 12 avril: La Cedeao renforce les capacités des professionnels des médias

Société
La rencontre offre une occasion de partage d’expériences et de réflexion collective sur la manière d’améliorer la contribution des médias au processus électoral La rencontre offre une occasion de partage d’expériences et de réflexion collective sur la manière d’améliorer la contribution des médias au processus électoral

Dans la perspective de l’élection présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a organisé un atelier de formation destiné aux professionnels des médias, les 5 et 6 mars à Cotonou.

 

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 10 mars 2026 à 12h02 Durée 3 min.
#Cedeao #Election présidentielle 2026

A l’approche de la présidentielle du 12 avril 2026, la Commission de la Cedeao mise sur le rôle des médias pour préserver un climat électoral apaisé au Bénin. Elle a donc organisé les 5 et 6 mars, à l’endroit des professionnels de l’information, un atelier consacré à la promotion d’un journalisme responsable et à la lutte contre la désinformation. Cette rencontre s’inscrit dans l’engagement de l’organisation régionale à accompagner le Bénin dans la consolidation d’un processus électoral crédible, inclusif et apaisé. L’initiative vise principalement à renforcer les capacités des acteurs des médias afin qu’ils puissent assurer une couverture précise, impartiale et orientée vers la paix lors de ce scrutin. A juste titre, journalistes, responsables de médias et représentants d’institutions ont ainsi été réunis pendant deux jours pour réfléchir au rôle stratégique de l’information dans la promotion de la démocratie participative. A l’ouverture des travaux, Ebenezer Asiedu, représentant du représentant résident du président de la Commission de la Cedeao au Bénin, a rappelé l’importance de leur contribution dans la consolidation des acquis démocratiques au Bénin. A l’en croire, l’élection présidentielle du 12 avril constitue un moment crucial pour la stabilité politique du Bénin, un pays souvent cité comme exemple de transition démocratique en Afrique de l’Ouest. Il a souligné que la rencontre offre une occasion de partage d’expériences et de réflexion collective sur la manière d’améliorer la contribution des médias au processus électoral.

Ebenezer Asiedu a également attiré l’attention sur les défis liés à la désinformation et à la manipulation de l’opinion publique, devenus des enjeux majeurs dans de nombreux processus électoraux à travers le monde. Il a rappelé que la diffusion de fausses informations peut alimenter les tensions politiques, provoquer des violences et fragiliser la confiance des citoyens dans les institutions. Face à ces risques, il a appelé les journalistes à jouer pleinement leur rôle de garants d’une information fiable et responsable. Pour lui, les médias disposent d’un pouvoir considérable pour informer les citoyens, déconstruire les rumeurs et encourager des débats publics fondés sur des faits vérifiés.

Favoriser un climat électoral apaisé

Durant les travaux, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la lutte contre la désinformation, la couverture éthique des campagnes électorales et les bonnes pratiques en matière de journalisme de paix. L’objectif est d’outiller les professionnels des médias afin qu’ils puissent contribuer à réduire les tensions politiques et à favoriser un climat électoral apaisé. Les participants ont également échangé sur les stratégies permettant de prévenir la propagation des fausses informations, notamment à travers une vérification rigoureuse des sources et un traitement équilibré de l’actualité politique, ainsi que les possibilités d’une collaboration entre médias pour une couverture rationnelle du scrutin.

François Awoudo, représentant du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), a rappelé que la démocratie moderne repose sur plusieurs piliers essentiels, parmi lesquels la participation citoyenne, l’engagement de la société civile et la responsabilité des médias. Selon lui, ces acteurs jouent un rôle déterminant dans la promotion de la transparence électorale et dans la consolidation de la confiance des citoyens envers les institutions. François Awoudo a insisté sur la place stratégique des médias dans la prévention des tensions électorales. Par la qualité de l’information diffusée, la rigueur professionnelle et le respect des principes d’éthique et de déontologie, les journalistes contribuent à éclairer l’opinion publique et à favoriser un débat démocratique serein. Il a également rappelé le rôle de la Haac dans la régulation du paysage médiatique, notamment en veillant à garantir un accès équitable aux médias pour les différents acteurs politiques et en s’assurant du respect des normes professionnelles, particulièrement en période électorale.