La Nation Bénin...
Organisée
par des agents de la Police républicaine dans la soirée de ce lundi 17 mars à
Bouca, commune de Kalalé, la répression de la sortie frauduleuse des produits
tropicaux par voie terrestre au niveau des frontières tourne au drame. En
dehors d’un commerçant qui a perdu la vie par balles, le bilan fait état de
plusieurs personnes blessées, puis de deux motos et un véhicule de la police
incendiés par la population en colère. A cela s’ajoute l’incendie d’une
résidence et d’un bloc administratif.
Dans
la soirée du lundi 17 mars, la localité de Bouca, dans la commune de Kalalé, a
été le théâtre d’un affrontement entre sa population et les forces de l’ordre.
Les policiers étaient en train de mener une opération dans le cadre de la
répression de la sortie frauduleuse des produits tropicaux. A l’arrivée, on
déplore une personne abattue par la police, de nombreuses personnes blessées par
balles, puis un véhicule et deux motos de la police incendiés. Des résidences
ainsi qu’un bloc administratif abritant le bureau de l’arrondissement ont
également subi des actes de vandalisme.
Confirmant
l’information, un des élus communaux de la localité, Oumarou Suanon, a indiqué
avoir été averti par la police de l’organisation de la mission. Elle lui a
également fait part de l’arrivée du véhicule. Il avait même été sollicité à
l’effet de mobiliser des jeunes, pour effectuer le chargement.
Selon
les témoignages recueillis, les policiers étaient à la recherche d’un acheteur
de soja et de noix d’anacarde, depuis dimanche 16 mars dernier, pour
l’interpeller. Informé, ce dernier aurait pris la fuite. C’est dans ces
conditions que les agents ont sollicité les services d’un véhicule, avec
l’intention d’ouvrir par la force les portes de son magasin, pour mettre la
main sur son stock de noix d’anacarde et le faire embarquer.
Mais,
la population qui était entre temps arrivée sur les lieux n’a pas voulu les laisser
faire. Ce qui a conduit les forces de l’ordre exacerbées à ouvrir le feu, en
tirant des coups de semonce afin de la tenir en respect.
Les
mêmes sources indiquent que, dans leur retraite, les agents de la police dont
le nombre n’aatteignanit pas la demi-douzaine ont abandonné deux motos et le
véhicule. Dans sa furie, la population n’a pas hésité à les incendier.
La
tension était encore vive, jusqu’à hier mardi 18 mars, dans la localité. Ce qui
a obligé les autorités politico-administratives à divers niveaux d’intervenir,
pour tenter d’apaiser les esprits.