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Violences basées sur le genre: L’Inf renforce la sensibilisation au sein de l’Onip

Société
Cette rencontre a permis d’échanger sur les mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes, de  promouvoir l’estime de soi Cette rencontre a permis d’échanger sur les mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes, de promouvoir l’estime de soi

Dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme (Jif) 2026, l’Institut national de la femme (Inf) a organisé, ce mercredi 11 mars, une séance de sensibilisation à l’endroit du personnel de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Axée sur le thème « Cycle de violences, estime de soi, conciliation vie familiale et vie professionnelle», cette rencontre a permis d’échanger sur les mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes, de promouvoir l’estime de soi et de réfléchir aux moyens de mieux concilier responsabilités professionnelles et familiales.

Par   Isidore GOZO, le 12 mars 2026 à 09h50 Durée 3 min.
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Briser le silence autour des violences faites aux femmes, renforcer l’estime de soi et promouvoir un meilleur équilibre entre vie familiale et professionnelle. C’est autour de ces enjeux que l’Institut national de la femme (Inf) a sensibilisé le personnel de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme 2026.

Organisée dans une dynamique interactive, la séance a offert aux participants un cadre d’échanges ouvert, propice au dialogue et à la réflexion sur des réalités qui touchent la vie quotidienne des femmes, aussi bien dans la sphère professionnelle que familiale. À travers des communications et des échanges directs avec les participants, les responsables de l’Inf ont abordé plusieurs thématiques liées aux violences basées sur le genre, à l’estime de soi et à la recherche d’un équilibre entre les responsabilités professionnelles et familiales.

À l’issue de la séance, Cica Bertille Yèhouénou, point focal de l’Institut national de la femme à l’Onip, a salué l’engagement de l’institution pour la promotion et la protection des droits des femmes au Bénin. Elle a également souligné l’importance du thème retenu pour cette rencontre, estimant qu’il invite à une réflexion profonde sur les réalités vécues par de nombreuses femmes. Elle s’est réjouie de l’intérêt manifesté par le personnel de l’Onip, aussi bien féminin que masculin, pour les questions abordées. Selon elle, cette sensibilisation a permis aux participants de mieux comprendre les missions de l’Inf ainsi que les mécanismes de lutte contre les violences faites aux femmes. Le point focal a insisté sur la nécessité de briser le silence autour des violences basées sur le genre. «Les femmes doivent savoir qu’elles n’ont plus à se taire ni à cacher les violences qu’elles subissent. Les hommes également doivent comprendre que certains gestes, souvent considérés comme anodins, peuvent constituer des formes de violences et entraîner des sanctions judiciaires », a-t-elle averti. Elle a ainsi appelé l’ensemble du personnel de l’Onip à promouvoir une culture du respect et de l’égalité au sein de l’institution. « Le respect, l’égalité et la sécurité commencent avec chacun de nous. Les hommes et les femmes doivent œuvrer pour faire de l’Onip un cadre de travail sain et inclusif, en dénonçant toute forme de violence», a-t-elle exhorté.

Comprendre le cycle de la violence

Au cours de la séance, la communicatrice Danielle Panou a développé plusieurs thématiques liées aux violences faites aux femmes, à l’autonomisation féminine et à l’estime de soi. Dans ce cadre, elle a expliqué que la sensibilisation vise à amener les femmes à mieux comprendre les mécanismes de la violence afin de pouvoir les identifier et s’en protéger. « Nous avons abordé la question de l’emprise et du cycle de la violence afin de montrer aux femmes le processus par lequel les violences s’installent progressivement dans une relation, notamment dans le couple », a-t-elle expliqué. Cette approche vise à permettre aux femmes d’identifier les signaux d’alerte et les manifestations pouvant conduire à des situations de violence dans les relations. La communicatrice a également insisté sur la nécessité pour les femmes de travailler sur leur estime de soi afin de renforcer leur leadership et leur capacité à faire face aux défis de la vie. « L’estime de soi et la confiance en soi constituent les fondements d’une véritable émancipation de la femme et d’un leadership féminin impactant », a-t-elle affirmé.

Un autre volet important de la séance a porté sur la conciliation entre les responsabilités professionnelles et la vie familiale, un défi auquel de nombreuses femmes sont confrontées. Selon Danielle Panou, les femmes doivent développer certaines stratégies pour parvenir à cet équilibre, notamment la planification des objectifs, la hiérarchisation des priorités, la capacité à demander de l’aide et la pratique du lâcher-prise. Elle a également insisté sur l’importance de prendre soin de soi, une condition essentielle pour maintenir un équilibre durable entre les différentes sphères de la vie. « Tous ces éléments permettent aux femmes de mieux gérer les exigences de la vie professionnelle et familiale et de préserver leur bien-être », a-t-elle expliqué.

Pour sa part, Nadège Zinzindohoué épouse Badet, représentante de l’Inf, a rappelé que l’Institut mène régulièrement des actions de sensibilisation dans les administrations publiques et privées afin de mieux faire connaître les droits des femmes. Elle a indiqué que ces initiatives s’inscrivent pleinement dans le cadre de la célébration de la Jif édition 2026. « L’Inf agit comme un canal de sensibilisation sur les droits des femmes. Il est important d’aller à la rencontre des femmes dans les administrations pour leur expliquer leurs droits et les mécanismes de protection existants », a-t-elle souligné. Selon elle, les violences faites aux femmes sont souvent signalées dans les milieux conjugaux, familiaux, dans le voisinage ou encore sur les lieux de travail. Face à ces situations, elle a insisté sur la nécessité pour les victimes de recourir aux voies légales afin de faire valoir leurs droits. « Lorsque les droits des femmes sont violés, il est important de porter plainte et de saisir la justice », a-t-elle déclaré. Nadège Zinzindohoué a par ailleurs présenté aux participants le dispositif mis en place par l’Inf pour l’accueil et l’accompagnement des victimes de violences basées sur le genre. Ce dispositif prévoit notamment l’écoute, l’orientation, l’assistance juridique et l’accompagnement judiciaire des victimes.