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Filière musique et modèle économique de la musique en ligne: Une cinquantaine d’acteurs outillés

Culture
Les officiels procédant au lancement de l’atelier de formation Les officiels procédant au lancement de l’atelier de formation

Les animateurs de la filière musique sont en formation sur le développement de ladite filière et des nouveaux modèles économiques de la musique en ligne. Ce renforcement de capacités s’étend, du 23 au 25 avril prochain, et leur permettra de comprendre davantage le cadre juridique régissant les droits d’auteur et les droits voisins dans les pays de l’Uemoa.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 25 avr. 2024 à 01h04 Durée 3 min.
#filière musique #Bénin

Cerner davantage l’écosystème et le modèle économique de la musique en ligne, en perspective avec la gestion collective. C’est l’objectif de l’atelier de formation initié à l’endroit des acteurs clés de la musique émergente des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), du 23 au 25 avril prochain, à Cotonou.

Au cours des travaux, il s’agira principalement pour les créateurs, artistes, auteurs-compositeurs, interprètes, responsables de plateforme, agrégateurs et autres acteurs de la filière musique, de mieux appréhender les textes régissant les droits d’auteur et les droits voisins dans les pays membres de l’Union. Tout ceci en lien avec la chaîne des valeurs, la structuration de l’écosystème et du modèle économique.

« Nous évoluons à une époque où les technologies numériques ont profondément influencé notre façon de créer, de consommer et de diffuser la musique, créant ainsi de nouvelles opportunités mais également des défis, notamment en ce qui concerne la valorisation des œuvres, la promotion de la diversité culturelle, la rémunération des artistes et la protection des droits d'auteur dans l'environnement numérique. Ainsi, le Bénin vous accueille aujourd'hui pour réfléchir ensemble à ces enjeux et aider les principaux acteurs de notre industrie musicale à les appréhender… », a expliqué Éric Totah, directeur de cabinet du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts.

L’atelier de Cotonou fait suite à celui d’Abidjan, et s’inscrit dans le cadre d’un projet de 30 mois qui bénéficie du soutien de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi). Il a mobilisé différents formateurs et experts des sujets à développer.

Il offrira « une parfaite connaissance des acteurs clés de l'industrie, des différents droits et contrats utilisés pour permettre à tous les participants de comprendre l'ensemble des grands principes juridiques propres à l'industrie musicale et d'acquérir ainsi une vision précise et claire du fonctionnement de l'industrie musicale à l'ère du numérique et des enjeux relatifs à cet environnement juridique et contractuel complexe », assure Sherine Greiss, représentante de Ompi.

Ibrahima Karambe, intervenant au nom du représentant de l’Uemoa au Bénin, espère que ce « projet de développement de la filière musicale et des nouveaux modèles économiques qui se met en œuvre depuis maintenant plus de deux ans en faveur des acteurs et professionnels de la musique des Etats membres de notre Union contribuera, à n’en point douter, à renforcer l’écosystème musical ainsi qu’à améliorer les conditions de vie et de travail de nos créateurs…».

Plusieurs thématiques seront développées au cours des trois jours de formation dont, entre autres, les atteintes aux droits d’auteur et aux droits voisins et la lutte contre la contrefaçon des droits musicaux sur internet. Les organisateurs espèrent que les participants sortiront de l'atelier de formation plus riches en expériences et en connaissances pour mieux structurer leur vie professionnelle et contribuer au développement de la filière.