La Nation Bénin...
Le rendez-vous est à nouveau donné aux passionnés et
amoureux de belles lettres. Depuis ce jeudi 9 novembre, se tient au palais des
Congrès de Cotonou, la 3e édition du Salon national du livre qui se veut une
tribune d'échanges entre les acteurs de la chaîne du livre et le public. A la
veille de cet évènement, le Comité d’organisation a partagé avec la presse, les
activités au programme.
Quelques jours après l’organisation du Grand prix
littéraire, le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts à travers
l’Agence de développement des arts et de la culture lance, ce jeudi, la 3e
édition du ‘’Salon national du livre’’. Il est placé sous le thème « Histoire
et littérature : Quand la mémoire nourrit la création littéraire ». Plusieurs
activités sont annoncées sur les quatre jours que va durer ce salon. Il s’agit
des conférences-débats sur plusieurs thématiques, des cafés littéraires suivis
de dédicaces, des soirées slam, des rencontres professionnelles avec des
écrivains ou littéraires de renom.
« A travers ce salon, nous allons faire en sorte que le
Bénin devienne un épicentre de la production littéraire et de tout ce qui
accompagne l’industrie du livre», a déclaré Florent Couao-Zotti, conseiller
technique à la Culture au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts.
Pour Koffi Attédé, directeur de la Bibliothèque nationale,
l’enjeu est de travailler sur l’ensemble de la chaîne des valeurs pour
insuffler un nouveau dynamisme à l’industrie du livre au Bénin. «Cela passe par
tout le travail qui a été fait par le passé en termes de structuration du
secteur, d’identification des acteurs, de définition des interlocuteurs sur
l’ensemble de la chaîne du livre», a-t-il fait savoir. Il précise que la vision
du gouvernement est de travailler à faire vivre une véritable industrie du
livre au Bénin.
William Kodjo, directeur de l’Agence de développement des
arts et de la culture (Adac), souligne que l’important est de créer une
économie autour des chaînes de valeurs. « Avec le livre, on peut atteindre
l’être dans son essence même », a-t-il reconnu. Il souligne que le rôle de
l’Adac est de faire la lumière sur ce secteur pour susciter l’intérêt du grand
public et en faire un produit demandé par le public. « Nous savons que si le
public a accès au livre, nous transformons qualitativement les citoyens du pays
», a-t-il indiqué en faisant observer qu’il y a des opportunités pour les
jeunes qui veulent faire carrière dans la chaîne du livre.