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Université de Parakou: Le personnel sensibilisé aux dangers de la maladie rénale chronique

Santé
La communauté universitaire appelé a privilégier une alimentation locale et naturelle La communauté universitaire appelé a privilégier une alimentation locale et naturelle

Le rectorat de l’Université de Parakou a organisé, mercredi 4 février dernier une séance de sensibilisation sur la Maladie rénale chronique (Mrc) à l’intention du personnel administratif, technique et de service. Placée sous le thème « Maladie rénale chronique, une pathologie insidieuse et sévère », cette initiative met en lumière la volonté des autorités universitaires de placer la santé du capital humain au cœur de la performance institutionnelle.

Par   Christian HOUNONGBE, le 13 févr. 2026 à 09h24 Durée 3 min.
#maladie rénale chronique

La salle 22 de l’Université de Parakou a abrité, mercredi 4 février dernier une séance d’information sur la santé au travail. Conduite par le recteur, le Professeur Bertrand Sogbossi Bocco, la rencontre a réuni des membres du personnel autour d’un enjeu majeur de santé publique : la Maladie rénale chronique (Mrc).

L’exposé scientifique a été assuré par le Professeur Séraphin Ahoui, médecin néphrologue, qui a dressé un tableau préoccupant de cette affection silencieuse. Organe vital, le rein assure des fonctions essentielles telles que l’élimination des déchets de l’organisme, la régulation de la tension artérielle, la solidité des os et la production des globules rouges. Pourtant, la maladie rénale évolue souvent sans symptômes apparents jusqu’à un stade avancé. Selon les données évoquées, plus de 843 millions de personnes sont touchées dans le monde, avec des formes souvent irréversibles. Les principales causes demeurent le diabète et l’hypertension artérielle. A cela s’ajoutent des comportements à risque tels que l’automédication abusive notamment la consommation non contrôlée de paracétamol et d’anti-inflammatoires ainsi que l’usage de décoctions traditionnelles potentiellement toxiques. Le spécialiste a également souligné le poids économique de la prise en charge de l’insuffisance rénale, dont le coût peut atteindre plusieurs millions de francs Cfa par an, un fardeau considérable pour les patients et leurs familles.

Prévention et changement d’habitudes

Face à cette réalité, les intervenants ont insisté sur la prévention comme meilleure stratégie de lutte contre la maladie rénale chronique. Le dépistage régulier à travers le contrôle de la créatinine, de la tension artérielle et de la glycémie a été fortement recommandé. L’arrêt de l’automédication, la réduction de la consommation de sel, une alimentation équilibrée, l’activité physique régulière et une hydratation adéquate figurent également parmi les mesures simples mais efficaces préconisées. Le vice-recteur chargé des affaires académiques, Professeur Thierry Armel Adoukonou, a appelé à un changement radical de certaines habitudes de consommation.

« L’alcool, c’est zéro », a-t-il martelé, estimant qu’aucune boisson alcoolisée n’est compatible avec la préservation des organes vitaux. Il a également mis en garde contre l’excès de sel, particulièrement nocif pour les populations africaines, davantage exposées à l’hypertension artérielle. Selon lui, la suppression du sel peut, dans certains cas, favoriser une normalisation progressive de la tension. Il a encouragé la communauté universitaire à privilégier une alimentation locale et naturelle : « Mangez ce que vous connaissez, mangez ce que vous avez cultivé ».